Cerea Partenaire lancera un deuxième fonds de LBO début 2014
Alors que les représentants du capital-développement français font grise mise et que le monde agricole s’agite, Unigrains s’active. Cerea Partenaire, sa filiale de private equity spécialisée dans l’agroalimentaire et les secteurs connexes, prépare la collecte de son deuxième fonds de LBO. L’objectif est de lever entre 150 et 200 millions d’euros. Le processus devrait démarrer début 2014. Agissant en qualité de sponsor des véhicules levés par Cerea Partenaire (qui gère également deux fonds de dette mezzanine), Unigrains devrait y contribuer à hauteur de 20%.
Cerea Capital, le premier fonds de LBO, avait réuni 130 millions d’euros en 2007. Ce FCPR intervient en tant qu’investisseur majoritaire (seul ou en consortium) pour reprendre des entreprises, avec un recours à la dette. Il vise des sociétés valorisées généralement entre 15 et 150 millions d’euros.
Unigrains est un animal atypique dans l’univers du private equity. Contrôlé par les céréaliers (les groupements AGPB et AGPM) et, en minoritaire, les grandes banques françaises (principalement le Crédit Agricole), c’est un spécialiste des agro-industries. Son activité principale est l’investissement direct dans des opérations de capital-développement, pour lesquelles il dispose d’une enveloppe d’environ 670 millions d’euros, apportés par ses seuls actionnaires.
Mais comme l’illustre le cas de Cerea Partenaire, Unigrains s’est diversifié. Il pose notamment depuis trois ans des jalons à l’étranger. «Nous avons ciblé des fonds d’investissement qui exercent le même métier que nous, dans les zones émergentes. Cette stratégie nous permet d’assurer une veille sectorielle pour nous-mêmes comme pour nos participations, en nouant des relations étroites avec les équipes de gestion locales et leurs sociétés de portefeuille», expliquent Philippe Pinta et Jean-François Laurain, respectivement président et directeur général d’Unigrains.
L’enjeu n’est donc pas financier: le ticket qu’investit Unigrains dans ces fonds est modeste (entre un et deux millions d’euros). C’est le cas en Inde (SEAF India), en Afrique (AAF Phatisa) et en Amérique latine. En septembre dernier, le groupe a investi dans le véhicule Agribusiness & Food du gérant brésilien Aqua Capital Partners. Dans un objectif similaire, Unigrains finance également l’innovation. Dernier exemple en date, un engagement dans le fonds d’amorçage Green Seed de Sofinnova, dédié aux sciences de la vie, en décembre 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Le marché de l’immobilier de bureaux francilien reste très ralenti
Le manque de grandes transactions continue de pénaliser le marché locatif en Ile-de-France. A l’inverse du marché de l’investissement, où elles masquent le ralentissement. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%. -
Cervinvest Capital rejoint le tour de table de CXG
L’opération vise à soutenir la croissance organique et externe de cette entreprise spécialisée dans le conseil aux marques de luxe.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Renseignement, surveillance et sanctions : le rapport du Sénat sur le maintien de l’ordre percuté par les violences du 17 octobre
La commission des lois du Sénat dévoile trente propositions pour faire évoluer une doctrine de maintien de l’ordre dont les limites ont été mises en évidence par les récentes violences urbaines. -
Corse : la droite sénatoriale douche les espoirs des autonomistes, sans les enterrer
La commission des lois de la chambre haute a émis ses réserves, mercredi, sur plusieurs points du projet d’autonomie. Si le Sénat est enclin à adopter un texte, celui-ci pourrait ne pas satisfaire les élus corses -
Retailleau-Lisnard: quand resurgit le débat sur la primaire
Désormais au coude à coude dans les sondages, le candidat LR, Bruno Retailleau, et celui de Nouvelle énergie, David Lisnard, ont déjeuné ensemble mercredi à l'initiative de Robert Ménard. Au menu : la primaire