Carlyle aurait cédé 2,5 % de China Pacific Insurance pour 860 millions de dollars

La firme de capital-investissement disposerait ainsi encore de quatre milliards de dollars de plus-value potentielle dans l’assureur chinois
Antoine Landrot

En guise d’étrennes, Carlyle vient de réaliser une belle opération en Chine : selon Reuters, qui cite plusieurs sources directes concordantes, la société de gestion alternative aurait cédé une participation de 2,5% dans China Pacific Insurance pour un montant de 860 millions de dollars. C’est plus qu’il ne lui en faut pour retrouver sa mise: la somme est supérieure aux 800 millions dépensés par Carlyle entre 2005 et 2007 pour acquérir progressivement 15,4% de l’assureur.

Cela représenterait une plus-value potentielle de 4 milliards de dollars pour le solde de sa participation, en tenant compte du cours de clôture d’hier – qui s’est apprécié de 2,4% malgré la cession de Carlyle, à 32 dollars de Hong-Kong. Cette perspective a de quoi satisfaire de futurs investisseurs rendus méfiants par les difficultés et les pratiques de certains gérants de capital-investissement, lors de la prochaine levée de fonds.

Concrètement, Carlyle aurait vendu 215 millions d’actions à un prix unitaire de 31,15 dollars de Hong-Kong, dans une opération menée par la banque suisse UBS. Si elle était avérée, sa décision ne serait pas surprenante: la phase de lock-up, qui empêchait Carlyle de céder des titres sur le marché pendant une période de douze mois après la date de l’introduction de Bourse de China Pacific, a en effet pris fin la semaine dernière. Le troisième assureur chinois avait levé 26 milliards de dollars de Hong-Kong sur la Bourse locale en décembre 2009.

Il reste à savoir dans quelle mesure une telle valorisation instaurera une référence pour de futures transactions dans l’assurance en Chine. Les conditions macro-économiques sont telles en Asie que le continent a vécu de nombreuses cessions par les fonds de capital-investissement, qui s’étaient retrouvés coincés pendant plusieurs années par des conditions de marché, mais aussi politico-juridiques, défavorables. Le parfait exemple étant la cession par Lone Star de sa part dans Korea Exchange Bank, pour 4,1 milliards de dollars.

Mais, contrairement au secteur bancaire, l’intérêt des investisseurs étrangers pour les compagnies d’assurance locales s’est essentiellement manifesté à travers la création de sociétés communes. Pour les acteurs français, c’est notamment le cas de la CNP (avec la poste chinoise) et d’Axa (avec China Minmetals).

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