Bruxelles autorise la prolongation de la garantie provisoire de 45 milliards d’euros pour Dexia
Alors qu’elle arrivait à expiration ce jeudi, la Commission européenne a donné son feu vert à la prolongation jusqu'à fin septembre de la garantie provisoire accordée en décembre dernier à Dexia. Selon des sources proches du dossier, la France, la Belgique et le Luxembourg, qui se partagent la responsabilité de cette garantie, avaient demandé un relèvement de son montant à 55 milliards d’euros. Mais le communiqué diffusé par les services de Bruxelles fait toujours état d’un montant en principal maximal de 45 milliards d’euros. Pas plus que d’une rallonge, le document ne fait pas mention d’une éventuelle réduction du coût de la garantie. Celui-ci a atteint 128 millions d’euros avant impôts au premier trimestre, selon les indications de la banque franco-belge.
Cette prolongation de la garantie provisoire va laisser le temps aux autorités européennes d’approfondir l’examen du plan de résolution fourni par le groupe en mars dernier. La Commission européenne rappelle que ce plan implique des garanties publiques supplémentaires d’environ 90 milliards d’euros sur les mesures de refinancement prises jusqu'à fin 2021. «La rémunération de ces garanties serait proche de zéro. La Commission doute qu’une telle rémunération soit compatible avec les règles en matière d’aides d’Etat, en particulier si l’aide d’Etat reçue est utilisée pour de nouvelles productions de prêts», souligne-t-elle. Au-delà des craintes sur la légalité de ces garanties, qui touchent également la garantie temporaire, Bruxelles s’inquiète aussi de leur bien-fondé.
«La Commission considère à ce stade que l’aide reçue par Dexia ne doit pas être utilisée pour perpétuer au niveau de Dexia Municipal Agency [structure reprise par l’Etat français, la CDC et la Banque Postale, ndlr] le modèle économique défaillant de Dexia», assène-t-elle. Une critique sans détour qui remet en question même le choix d’une poursuite des activités de Dexia Municipal Agency.
Bruxelles fait donc monter la pression et annonce en outre disposer d'éléments «indiquant que la participation d’Arcofin [filiale du groupe coopératif Arco, ndlr] à la recapitalisation de Dexia en octobre 2008 pourrait avoir impliqué des aides d’Etat». L'été ne s’annonce pas de tout repos dans le dossier Dexia.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed passe son tour, Jerome Powell aussi
sfgfjqsfd kjklmjklmjqs -
Les prix du gaz naturel européen redeviennent une préoccupation
Les cours de l’énergie ont à nouveau bondi mercredi après des informations selon lesquelles le président Donald Trump aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran. Un décalage d’un mois ne serait pas dramatique pour les prix du gaz européen. Un décalage de deux mois pourrait en revanche changer le calendrier de restockage, et causer un cercle vicieux pouvant ramener les cours TTF au-dessus de 100 euros/MWh. -
L'érosion des frais d'investissement s'accentue
Selon l’Autorité des marchés financiers, les coûts des placements poursuivent leur repli en 2025. Une dynamique portée par la gestion indicielle et la montée des acteurs à bas coûts.
ETF à la Une
AllianzGI lance ses premiers ETF actifs en Europe
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
- MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
Contenu de nos partenaires
-
Action-réactionCéline Calvez (EPR) : « L’audiovisuel public sera une problématique incontournable de la prochaine présidentielle »
La députée macroniste, vice-présidente de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, revient sur le rapport de Charles Alloncle et dévoile la contribution que va déposer son groupe -
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner -
Vieille lune« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
Le rival d'Olivier Faure au PS, Boris Vallaud, tente de renouveler les idées de la gauche. Son concept de « démarchandisation » passe à côté de nombreux problèmes économiques et sociaux de la France