Bruno Le Maire insiste pour un allègement de Solvabilité 2 et de Bâle 3
Dans le cadre du 20e anniversaire du grand prix de la gestion d’actifs (GPGA) organisé hier soir par l’Agefi, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est revenu longuement sur le poids de la réglementation. «Nous sommes allés trop loin sur les normes», a-t-il assuré, allant même jusqu’à déclarer qu’en matière financière, comme en matière assurancielle, «nous sommes en train de nous tirer une balle dans le pied». Le ministre a de nouveau mis en lumière les contradictions qui existent entre les règles prudentielles imposées par la directive Solvabilité 2 et le développement de l’investissement des assureurs dans des classes d’actifs visant à financer l’économie réelle. Bruno Le Maire appelle ainsi à «assouplir les règles prudentielles de Solvabilité 2 lorsque des assureurs investissent en actions».
Concernant les banques, il estime aussi que «Bâle 3 doit être simplifié et allégé». Partant du constat que «les banques américaines ne sont pas soumises à des règles aussi strictes que les banques européennes», le ministre a assuré vouloir «défendre les intérêts des banques et assurances françaises et européennes», contre des attaques venues des Etats-Unis, mais aussi de la Chine. «Il faut être lucide sur les personnes que nous avons en face de nous. On connaît la dureté du président Xi Jinping et la vision stratégique très claire qu’est la sienne, et les Américains n’ont qu’une envie, c’est de détruire l’Union Européenne», a déclaré le ministre.
Enfin, parmi d’autres thèmes abordés, Bruno Le Maire s’est félicité du succès de la privatisation de la Française des jeux (FDJ) et des demandes de souscription qui ont atteint 1,6 milliard d’euros, issues de 500.000 personnes privées. «Cela est la preuve qu’il y a un intérêt des Français et une disponibilité des Français à transférer une part de leur épargne dans des grandes entreprises, des PME, des TPE», juge le ministre.
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