BPCE transforme à son tour le smartphone en «caisse digitale»
Dilizi, c’est le nom de la «caisse digitale» à services intégrés que lance BPCE à destination de ses clients professionnels. L’offre se compose d’un lecteur bancaire de carte qui se connecte à un smartphone ou à une tablette et d’une application à télécharger permettant de créer un catalogue produits, de gérer les encaissements et de piloter un module de gestion de la relation client.
La panoplie pourra être enrichie dans un second temps de fonctionnalités supplémentaires, telles que le paiement par mobile ou un programme de fidélisation. Le procédé a été mis au point en interne avec le concours de Natixis Paiement et de S-money, le porte-monnaie électronique développé par BPCE.
Le système, qui permet aussi le paiement par chèque et espèces, s’adresse à une clientèle de professionnels en situation de mobilité : artisans-taxis, professions libérales (infirmières…), mais vise aussi à répondre aux attentes du monde associatif (encaissement de cotisations…). «Les banques sont légitimes pour proposer ce type de solution», assure Nicolas Chatillon, directeur de la coordination au sein du pôle banque commerciale et assurance de BPCE.
De quoi pousser les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires à se lancer sur ce terrain. La Caisse d’Epargne Rhône Alpes éprouvera le dispositif auprès de 200 clients jusqu’à la fin mars avant une généralisation progressive. «Sur nos 300.000 clients professionnels, 50.000 sont appétents à ce type d’offre», évalue Cédric Mignon, directeur du développement des Caisses d’Epargne. Sur 2015-2016, il estime à 5.000 le nombre de clients équipés. Du côté des Banques Populaires, où on évoque «un même ordre de ciblage», la phase pilote sera conduite jusqu’à la fin du mois de février au sein de la Banque Populaire Rives de Paris.
Les réseaux poursuivront leur propre stratégie commerciale, mais la tarification sera commune. Le lecteur coûtera 49 euros hors taxe (remboursé à partir de 7.500 euros de chiffre d’affaires) et chaque transaction fera l’objet d’une commission hors taxe de 2%, sans minimum de facturation. Un tarif identique à celui appliqué pour Mobo, la solution concurrente de BNP Paribas en phase de lancement.
LCL (Monem Mobile) et Crédit Agricole (Smart TPE) affûtent également leurs armes. Payleven, un pure player disponible en version bêta dans l’Hexagone, affiche pour sa part un taux de 2,75%.
Plus d'articles du même thème
-
Les fonctions risques et assurances parlent encore trop peu la même langue
Une étude de Kyu et de l’Amrae met en lumière une juxtaposition des fonctions et non une coopération. -
Commerzbank met en scène sa riposte à UniCredit, qui poursuit ses achats
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires. -
Santiane a finalement trouvé preneur
Après plusieurs mois de prospection du marché pour trouver un acheteur prêt à prendre la suite de Latour Capital, Santiane signe avec Kereis, lui-même détenu par Advent International.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
- Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
- Indosuez Wealth écope d'une amende de plus de 13 millions d'euros en Espagne
- Alphabet et Amazon se financent aux alpine bonds
- La famille Seydoux devra payer le vrai prix pour son offre publique de retrait sur Gaumont
Contenu de nos partenaires
-
Photo instantanéePlus de 40 % des personnes vivant en France ont un lien avec l'immigration
Chez les moins de 25 ans, les descendants d’origine africaine sont majoritaires -
EditorialEmmanuel Moulin à la Banque de France : ouf, trois fois ouf
Emmanuel Moulin sera le prochain gouverneur de la Banque de France. Ouf trois fois ouf. D’abord parce que l’homme a le cursus professionnel parfait pour succéder à François Villeroy de Galhau, dont la stature n’a jamais fait débat. Le parcours d’Emmanuel Moulin dans les hautes sphères de l’Etat lui a ouvert les postes civils les plus huppés de l’administration : diriger les cabinets de Bercy, de Matignon puis le secrétariat général de l’Elysée vous plonge dans l’urgence et les défis permanents. Diriger le Trésor vous forme à la vision large sur les enjeux de la France et sur le financement de son économie. Carton plein, augmenté d’un passage dans l’univers de la finance privée. -
CastingNouveau gouverneur de la Banque de France : Macron enchaîne la passe de quatre
Après le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes et le conseil d'Etat, la nomination d'un nouveau proche d'Emmanuel Macron à la Banque de France alimente le procès en verrouillage des institutions