BPCE se vante de la pertinence de son modèle économique de développement

La direction a écarté l’hypothèse d’une augmentation de capital pour satisfaire aux exigences de Bâle 3. Le résultat net trimestriel a progressé de 2,4 %
Benoît Menou

Deux ans presque jour pour jour après la naissance du groupe BPCE, de par la fusion au 31 juillet 2009 des organes centraux des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, ses dirigeants n’ont cessé hier de vanter les mérites des choix stratégiques poursuivis depuis lors.

La présentation, après clôture du marché parisien, des résultats du deuxième trimestre, a été l’occasion pour le président du directoire de BPCE, François Pérol, et pour le directeur général de Natixis, Laurent Mignon, de souligner la solidité à leurs yeux du modèle économique du groupe. Un modèle que le patron de la banque de financement, de gestion et de services financiers de BPCE a qualifié pour sa partie de «beaucoup moins volatil qu’il ne l’a été ou que d’autres peuvent l’être».

Le produit net bancaire du groupe a progressé de 2,4% à 6,12 milliards, celui de sa filiale de 3% à 1,79 milliard. Alors que le résultat net de BPCE a gagné 2,4% à 957 millions, celui de Natixis a cédé 3% à 505 millions, pourtant au-delà des attentes. François Pérol a souligné une «activité dynamique» dans les réseaux ainsi que les «bonnes performances (de Natixis) dans tous ses métiers». Le dirigeant n’a pas manqué de mettre en exergue l’impact limité sur le coût du risque de la participation au plan d’aide à la Grèce, à 83 millions d’euros dont 15 millions pour Natixis.

Pour autant, les dirigeants ne se risquent pas à l’exercice de la boule de cristal quant aux perspectives sur l’ensemble de l’exercice, estimant d’une même voix qu’il n’y a «aucune raison» de remettre en cause les objectifs à moyen terme.

Surtout, ils ont tenu un discours rassurant sur le niveau des fonds propres, dont le renforcement reste l’une des priorités du groupe. A 8,5%, le ratio de solvabilité core tier one de BPCE affiche au 30 juin une hausse de 210 points de base sur deux ans. Grâce notamment aux cessions d’actifs et à une maîtrise des risques pondérés, à 405 milliards fin juin 2011, 9 milliards de moins que deux ans auparavant. «Nous pensons être parfaitement en mesure de respecter la nouvelle réglementation Bâle 3», a assuré François Pérol, dissipant toute hypothèse d’un recours contraint à une augmentation de capital. Une confiance qui «intègre l’élément» d’une éventuelle adhésion à la liste des institutions considérées comme systémiques par le Conseil de stabilité financière, synonyme d’exigences supplémentaires en termes de fonds propres.

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