BPCE relance les réflexions sur une vente de Foncia

En 2010, l’administrateur de biens avait été valorisé à 740 millions d’euros par sa maison mère
Alexandre Garabedian

Eternel objet de spéculations, Foncia revient sur le devant de la scène. BPCE a confirmé avoir mandaté son conseil habituel, Rothschild, pour l’aider dans sa «réflexion stratégique» sur l’avenir de l’administrateur de biens, tout en démentant avoir lancé un processus de vente. Une précision qui ne trompera personne: Foncia figure sur la liste des participations financières, donc cessibles, de BPCE, et le groupe bancaire avait déjà démenti début 2010 un projet de vente de la Marseillaise de Crédit… quatre mois avant d’en céder le contrôle au Crédit du Nord.

Combien peut-il espérer tirer de Foncia, racheté 1,3 milliard d’euros en 2007 ? Rothschild a déjà amorcé la «réflexion» à l’occasion des travaux qui ont conduit BPCE à absorber début août 2010 les holdings de participation des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires (L’Agefi Quotidien du 27 mai 2010). La banque d’affaires avait alors, sur la base des comptes 2009, valorisé le numéro deux français de l’administration de biens dans une fourchette de 640 à 741 millions d’euros. C’est ce dernier montant que BPCE a retenu dans le cadre de l’opération. Il faut dire que cette borne haute restait inférieure à la valeur nette comptable de 796 millions d’euros inscrite dans les comptes à fin 2009.

Ces valorisations s’entendaient pour 95% du capital de Foncia. En avril 2010, BPCE aurait racheté le solde résiduel pour 55 millions d’euros. Le groupe, qui récuse la valorisation de 750 millions avancée par le Figaro samedi, ne commente pas. BPCE portait par ailleurs sur Foncia pour 679 millions d’écarts d’acquisition au 30 juin 2010.

De nombreux fonds avaient regardé le dossier début 2010, et Nexity aurait aussi été prêt à s’associer avec des financiers. Mais aucun repreneur potentiel ne pouvait (comme Citya, numéro quatre du secteur) ou ne souhaitait dépenser une telle somme. Entretemps, le marché immobilier français est devenu plus porteur. De quoi crédibiliser le plan d’affaires ambitieux fixé début 2010 à Foncia par son actionnaire: il tablait, à horizon 2013, sur un Ebitda de 158 millions d’euros (soit 28,5% de croissance annuelle depuis 2009) et un résultat net de 72 millions, selon des documents internes. Foncia, qui a dégagé un bénéfice net de 24 millions sur les neuf premiers mois de 2010, commencerait alors enfin à verser des dividendes conséquents.

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