BPCE met l’accent sur les économies dans le cadre de son plan à 2017

Le groupe vise 900 millions d’euros de synergies de coûts. Des banques régionales devront fusionner et ramener leur coefficient d’exploitation sous 63%
Alexandre Garabedian

BPCE et sa filiale Natixis publieront aujourd’hui à la clôture de la Bourse leurs résultats du troisième trimestre. Mais les investisseurs attendent surtout la présentation du plan stratégique 2014-2017 du groupe, prévue le 13 novembre, la première d’une série qui se poursuivra avec BNP Paribas, Crédit Agricole SA et la Société Générale. Dans un contexte de pression sur les revenus, la recherche d’économies, notamment au sein des réseaux Caisse d’Epargne et Banques Populaires, sera à l’ordre du jour.

Le groupe vise 900 millions d’euros d’économies supplémentaires à horizon 2017, ont indiqué plusieurs sources à L’Agefi, confirmant un chiffre donné à l’AFP par la CGT le 1er novembre. Il se compare au milliard d’euros de synergies de coûts visé sur 2010-2013, et déjà atteint au 30 juin. L’objectif de 800 millions d’euros de synergies de revenus sur 2014-2017 est lui aussi voisin des 810 millions annoncés pour le plan qui s’achève.

Au total, BPCE espère doubler son résultat net à 4 milliards d’euros en fin de période. Le groupe vise aussi à cette date un ratio de solvabilité common equity tier one de 12%, contre 9,5% à fin juin, et un ratio de levier supérieur à 3%. Le tout doit lui permettre de dégager une rentabilité supérieure au coût du capital.

Pour y parvenir, les 19 Banques Populaires et les 17 Caisses d’Epargne du groupe devront afficher un coefficient d’exploitation inférieur à 63%. Certaines dépassent aujourd’hui largement la barre des 70%. La semaine dernière, François Pérol, PDG de la banque, a évoqué en interne des fusions qui ramèneraient à 14 le nombre de banques régionales de chacun des réseaux «bleu» et «rouge». La perspective de 12.000 départs naturels sur la durée du plan est censée offrir de la souplesse dans la gestion de ces restructurations.

Côté synergies, le plan mise sur la diffusion des services financiers spécialisés (crédit conso, affacturage, etc.) dans les réseaux. Surtout, «BPCE a la volonté de bâtir une vraie plate-forme industrielle dans l’assurance autour de Natixis», indique une source. La volonté de porter en interne, et non plus de confier à la CNP, les nouveaux contrats d’assurance vie vendus aux clients des Caisses d’Epargne, est confirmée.

Et dans l’assurance dommages, Natixis Assurances a vocation à reprendre BPCE Assurances, la filiale commune avec la Macif et la Maif qui sert le réseau de l’Ecureuil et dont BPCE contrôle 60%.

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