BPCE confirme sa bonne dynamique
Le groupe BPCE a publié jeudi des résultats en forte hausse pour les neuf premiers mois de l’année, en ligne avec son bon premier semestre. Entre le 1er janvier et le 30 septembre 2021, les revenus du groupe ont atteint plus de 18,7 milliards d’euros, en hausse de 15,5 % par rapport à la même période en 2020. Pour le seul troisième trimestre, le groupe fédérant les Caisses d’Epargne, les Banques Populaires et Natixis enregistre une croissance de 14,2% de son produit net bancaire par rapport à 2020, à 6,3 milliards d’euros.
Son résultat net atteint 1,3 milliard d’euros sur le trimestre et 3,2 milliards d’euros sur neuf mois.
La banque a su maitriser ses coûts, avec un coefficient d’exploitation de 66,9% sur les neuf premiers mois de 2021, en baisse de 6,3 points de base par rapport à la même période en 2020.
Comme lors de six premiers mois de l’année, tous les métiers et toutes les branches du groupe participent à cette dynamique. Dans ses activités de banque de proximité par exemple, les encours de crédit sont en hausse de 6,9% sur un an, dont 8,8% sur le crédit immobilier, 5,9% sur le crédit à la consommation et 5,2% sur le crédit à l’équipement. En Aassurance, ses revenus augmentent de 5,2% sur les neuf premiers mois de l’année, avec une hausse des primes de 35%.
La banque de grande clientèle a aussi bien performé, avec une progression de ses revenus par rapport à l’année dernière de plus de 24% au troisième trimestre, à 862 millions d’euros, et de plus de 44% sur 9 mois, à 2,7 milliards d’euros.
Du côté de la gestion d’actifs, le groupe affiche 1.200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, contre 1.183 milliards à la fin du premier semestre. Le produit net bancaire du pôle - n’incluant pas H2O AM - s’établit à 848 millions d’euros pour le trimestre, en hausse de 17,7%, et à 2,4 milliards d’euros sur neuf mois, en hausse de 16,8%. Si H2O a été sorti des activités principales de la banque, celle-ci n’a pas précisé d’avancées concernant la cession définitive de sa participation.
Bien que toujours prudente, la banque affiche un coût du risque de 1,2 milliard d’euros sur neuf mois, en baisse de 43,7% par rapport à la même période en 2020. Ce coût du risque reste cependant supérieur de 25,2% à celui de 2019.
Chantiers en cours
BPCE s’est aussi félicité de la bonne avancée de ses différents projets de simplification de son organisation. Le rachat par BPCE des activités d’assurance et de paiements de Natixis est maintenant acté et reste « conforme au calendrier prévu », précise la banque dans un communiqué.
Reste à concrétiser les autres projets en cours. Hormis l’intégration effective de Natixis à BPCE, la banque a annoncé la cession à La Banque Postale de ses 16,1% de capital dans CNP Assurances et, dans le même temps, le rachat à la banque publique de 45% du capital d’Ostrum et de 40% AEW Europe non encore détenus.
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