BPCE a réduit ses besoins de financement à court et long terme
Le groupe BPCE a réduit le montant de son programme de financement moyen long terme 2011 à la faveur d’une augmentation des dépôts et de moindres besoins de financement pour le Crédit foncier de France (CFF). Dans une présentation aux investisseurs crédit la semaine dernière, l’organe central des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires indique que ce programme a été ramené à 29,8 milliards d’euros contre 33 milliards initialement. Au 12 septembre, le groupe avait déjà levé 28,7 milliards d’euros, soit 96% de ses besoins, avec une maturité moyenne de 5 ans. Sur ce montant, les obligations sécurisées (covered bonds) représentent 46% et la dette senior non sécurisée 49%. Les réseaux du groupe ont permis de placer 3,5 milliards d’euros auprès des clients.
Concernant ses liquidités à court terme, la banque indique en assurer un contrôle étroit et avoir également réduit ses besoins, sans toutefois les chiffrer. A fin mai, la dette court terme du groupe atteignait 28 milliards chez BPCE et 59 milliards chez Natixis. Pour pallier le manque de liquidités en dollars lié au retrait des fonds monétaires américains, le groupe est allé sonder le marché monétaire européens et a utilisé des swaps euro-dollar, sans en préciser le coût. BPCE souligne que ses réseaux maintiennent une faible exposition au dollar, 0,15% de leurs actifs étant libellés en devise américaine. Tandis que Natixis a 9% de ses actifs en dollars, soit l'équivalent de 40 milliards d ‘euros.
Afin de garantir un meilleur accès à la liquidité, le groupe a mis en place une gestion du collatéral à destination des banques centrales et une trésorerie uniques. Les équipes concernées de Natixis et de BPCE ont fusionné et la gestion de la trésorerie et du collatéral incombe désormais à Natixis. Le collatéral disponible éligible auprès des banques centrales, ou qui sera éligible à court terme, s’élevait à 102 milliards d’euros à fin juin. Le collatéral immédiatement éligible pour des émissions d’obligations sécurisées ou pour de la titrisation se compose notamment de près de 100 milliards d’euros de créances immobilières sur le total de 170 milliards détenu par les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires.
BPCE dispose par ailleurs de «montants supplémentaires significatifs» qui pourraient être utilisés en titrisation d’ici 12 à 18 mois, soit environ 70 milliards de gisement de prêts à l’habitat qui n’ont pas encore fait l’objet d’une analyse.
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