BNP Paribas tente d'évacuer les craintes sur sa liquidité
Massacrée en Bourse comme ses concurrentes depuis début août, BNP Paribas tente à son tour de démontrer aux marchés sa solidité dans une note, publiée mercredi, faisant le point sur son financement et son exposition aux dettes souveraines de la zone euro. Objectif: prouver que les craintes qu’elle suscite sont exagérées.
«En dollars américains, nous avons un excès de liquidités à court terme que la banque est obligée de déposer auprès de la Fed», indique BNP Paribas. Dans un contexte de baisse des montants et des maturités offertes par les fonds monétaires américains suscitant de vives inquiétudes chez les investisseurs, la banque dit avoir diversifié ses sources de financement (sociétés, institutionnels, banques centrales, clients de banque privée et fonds monétaires) et ce dans quatre zones géographiques (Etats-Unis, Asie Pacifique, Moyen-Orient et Europe de l’Ouest). Elle souligne en outre avoir anticipé la crise en allongeant les maturités depuis le début de l’année.
«Ces sources alternatives de financement en dollars sont évidemment plus chères et nous devons passer ce coût supplémentaire sur nos clients emprunteurs en dollars», avec pour possible conséquence une baisse des crédits accordés en dollars et donc une baisse des besoins de financement dans cette devise, précise la banque.
Elle assure également que ses liquidités à court terme en euros sont abondantes. D’après les données de Barclays, BNP Paribas est plus dépendante au financement de court terme que la plupart de ses concurrentes, celui-ci représentant près de 60% de son financement total.
Selon la banque, la réduction du marché interbancaire «n’est pas due principalement à des questions de risques de contrepartie» ou à une «panique soudaine», mais à des «changements structurels que tout le monde pouvait attendre» en raison des règles de Bâle 3.
La banque est également l’une des plus exposées aux dettes souveraines de la zone euro. Elle dit détenir 75 milliards d’euros de titres souverains dans son portefeuille bancaire dont 4 milliards exposés à la Grèce, 1,4 milliard au Portugal, 400 millions à l’Irlande et pas moins de 21 milliards à l’Italie. Malgré cette forte exposition, elle juge excessive les inquiétudes vis-à-vis de la zone euro. BNP Paribas rejette par ailleurs tout besoin d’injection de capital pour atteindre le ratio de fonds propres supérieur exigé pour les établissements jugés systémiques (SIFI).
Plus d'articles du même thème
-
Donald Trump et les ténors de l'IA signent un accord de régulation a minima
Le président américain a reçu, mardi 29 septembre, plusieurs dirigeants d’entreprises d’intelligence artificielle à la Maison-Blanche. Ils ont signé un «accord contraignant sur le plan moral». -
Joséphine Loreal (Montefiore) : « Nous nous engageons aux côtés des gestionnaires de patrimoine »
A l'occasion de Patrimonia, la directrice du private wealth du gérant de private equity évoque les raisons de sa venue ainsi que les dernières actualités tant côté investissements que sorties. -
Le gouvernement turc crée un conseil pour la liquidation forcée des fonds
De nouvelles mesures ont été discutées pour le renforcement de la supervision des marchés en Turquie, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan.
ETF à la Une
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le gendarme bancaire et financier alerte à nouveau sur le risque quantique
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Wero engage sa seconde croisade en Europe, soutenu par BNP Paribas
Contenu de nos partenaires
-
L’âge d’or et de raison d’Amouage
Depuis sept ans, Renaud Salmon accompagne la mue de la maison omanaise de parfumerie Amouage. Pour ses deux nouvelles créations extrêmement concentrées, Overture 41 et Decision 42, le directeur créatif livre une partition de haute-volée. -
Hôtellerie de luxe : le Gard s'impose comme la destination chic de l'automne
Entre Castillon-du-Gard et Uzès, quinze kilomètres suffisent pour traverser les siècles. Deux hôtels cinq étoiles ponctuent cette échappée dans un Sud encore lumineux, enfin libéré de la foule estivale. Ici, le luxe tient à une équation simple : le temps et l'espace. -
« Comme une Constitution » : Ce que contient l’accord sur l’IA de Donald Trump avec la Silicon Valley
Mardi, le président américain a signé un accord d’autorégulation avec les patrons de l’IA. Le texte prévoit surtout la mise en place d’audits pour vérifier la conformité des modèles aux normes de cybersécurité