BNP Paribas réfléchit au rapprochement de BancWest et de sa BFI aux Etats-Unis
BNP Paribas ne fait aucun commentaire, mais toutes les options sont sur la table. Le groupe réfléchit à l’intérêt de rapprocher juridiquement aux Etats-Unis sa banque de détail, BancWest, de sa banque de financement et d’investissement (BFI), comme l’indiquait hier le FT, pour limiter l’impact des nouvelles règles en préparation dans le pays. BancWest est la holding de deux établissements de crédit, Bank of The West, à San Francisco, et First Hawaiian, à Hawaï.
Daniel Tarullo, membre de la Fed, a proposé fin 2012 de renforcer les exigences en fonds propres des banques étrangères en obligeant ces dernières à placer leurs activités de marché américaines dans des holdings (intermediate holding companies) soumises aux mêmes ratios en capital que les acteurs américains. Pour les gros acteurs de la BFI à Wall Street, comme Deutsche Bank et Barclays, cette réforme représenterait plusieurs milliards de dollars de capital supplémentaire à mobiliser. Raison pour laquelle la Commission européenne et les autorités allemandes, entre autres, se sont inquiétées auprès de la Fed de ces projets. BNP Paribas, bien que plus petite que ses deux rivales, sera concernée aussi.
La banque attend cependant les règles définitives de la Fed – la consultation s’est achevée au printemps – pour se prononcer. Rapprocher BancWest de la BFI serait complexe. La première, qui reste une banque régionale, est supervisée par la FDIC, la seconde, d’envergure nationale, par la Fed de New York. L’an dernier, le groupe caressait déjà l’idée de faire porter à BancWest des prêts aux grandes entreprises.
Bank of the West est bien capitalisée, avec un ratio tier one de 14,7% à fin 2012, et présentait fin mars un excédent de dépôts sur crédits de près de 4 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Les assureurs se préparent à un été très chaud
Face à l’accroissement de la sinistralité climatique d’année en année, la solidité financière des assureurs est-elle suffisante pour permettre au secteur d’absorber un choc extrême ? C’est ce qu’ont voulu mesurer les analystes de S&P en modélisant les effets d’un événement extrême. L’arrivée d’un super El Niño cet été pourrait concrétiser certaines projections. -
La Bourse américaine plie sous le poids de la tech
Le rebond du Nasdaq a fait long feu. Mardi, l’indice à forte composante technologique a accusé une nouvelle chute, après celle de plus de 4% vendredi, la pire depuis avril 2025. L’euphorie sur le secteur des semi-conducteurs atteint ses limites mais la tech est aussi vulnérable aux taux. -
Les méga-IPO hypnotisent Wall Street
Alors que SpaceX sera coté à partir de vendredi 12 juin à Wall Street, et qu’Anthropic et OpenAI ont officialisé leurs projets de cotation, ces introductions en Bourse géantes soulèvent de nombreuses questions, tant sur les performances à venir que leur impact sur le marché.
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
Contenu de nos partenaires
-
Seul en scèneAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin peut-il tenir ?
Sur la sellette depuis une semaine, le garde des Sceaux campe sur sa ligne de défense, pointant les responsabilités individuelles dans cet échec judiciaire. Mais la pression va crescendo, à la mesure de la colère des Français -
Comparaisons n'est pas (toujours) raisonJustice : le manque de moyens a bon dos
EN CHIFFRES. Malgré une hausse notable des crédits et des effectifs sous Emmanuel Macron, la justice française peine à rattraper son retard numérique et reste à la traîne en nombre de magistrats face à ses voisins européens -
StatistiqueDates de la présidentielle 2027 : Emmanuel Macron n'est pas encore en retard
Les Français voteront-ils le 11 avril et le 25 avril 2027 ? Ou bien le 18 avril et le 2 mai ? Emmanuel Macron n'a pas encore tranché, mais certains de ses prédécesseurs ont pris plus de temps que lui