BNP Paribas Real Estate voit son chiffre d’affaires tiré par l’international
Logées dans la division Services financiers internationaux du pôle banque de détail et services de BNP Paribas, les activités de BNP Paribas Real Estate vont chercher leur croissance à l’étranger. La société réalise désormais 52% de son chiffre d’affaires à l’international, contre 46% en 2013. La bascule a donc eu lieu l’année dernière.
«2014 est la seconde meilleure année depuis 2007», se félicite Thierry Laroue-Pont, président du directoire depuis le 1er juillet dernier, et qui présentait jeudi ses premiers résultats annuels. BNPP Real Estate publie un chiffre d’affaires de 752 millions d’euros, en progression de 16%. Son résultat net avant impôts, à 172 millions d’euros, a crû de 16%. Tous les métiers sont en progression chez un acteur où l’immobilier d’entreprise domine l’activité, avec 87% des honoraires, une proportion stable d’un an sur l’autre.
Le groupe a réalisé en 2014 de grosses opérations de promotion en immobilier d’entreprise. A Levallois, l’immeuble Ecowest a été vendu au fonds souverain Adia (Abou Dhabi Investment Authority) pour 500 millions d’euros. BNPP Real Estate a participé à la réhabilitation d’anciens entrepôts boulevard Macdonald dans le 19e arrondissement de Paris, où l’équipe de Hello bank a aménagé début 2015. L’entreprise livre actuellement un immeuble à King’s Cross à Londres, acheté par Axa et le fonds PSP, qui va devenir le siège de Google dans cette ville.
En gestion d’actifs, devenue son 4e métier (107 millions de chiffre d’affaires en 2014), BNPP Real Estate gère 20,3 milliards en Europe. Un chiffre qui a doublé en 5 ans, notamment grâce à l’acquisition de iii-investments en Allemagne, qui affiche 4,5 milliards d’euros d’encours, ainsi que de HRP aux Pays-Bas.
«Notre ambition est très clairement d’atteindre rapidement 30 milliards d’euros sous gestion et de consolider notre position dans le Top 5 européen», indique Thierry Laroue-Pont. Pour atteindre cet objectif d’ici deux ou trois ans, BNP Paribas Real Estate Investment Management regarde vers l’international. Très présent en Allemagne et bien positionné en Italie, la division vise une acquisition au Royaume-Uni, même si les opportunités y sont rares et chères. Le pays représente désormais 23% du chiffre d’affaires, devant l’Allemagne (15%).
Plus d'articles du même thème
-
L’inquiétante correction des marchés de taux
Les facteurs de risque s’enchaînent pour faire monter les taux longs un peu partout dans le monde. Et s’il est davantage question de désorientation du marché que de véritable krach obligataire, il reste difficile d’anticiper une inversion du mouvement. -
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. Un accord entre les différentes parties semble malgré tout encore possible. -
Les pays émergents ont gonflé la dette mondiale
L’endettement mondial a atteint au 30 juin 2026 un nouveau record de 365.000 milliards de dollars, sous l’impulsion des entreprises et des Etats, selon l’IIF. La hausse des taux accroît les dépenses d’intérêt et mécaniquement la dette. Elle devrait continuer de progresser en raison des besoins d’investissement dans les secteurs stratégiques.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.