BNP Paribas perd la patronne de sa banque digitale
Voilà un départ qui suscite bien des interrogations chez BNP Paribas et à l’extérieur du groupe. Virginie Fauvel, qui dirigeait les activités de banque digitale en Europe a quitté la banque de la rue d’Antin à une semaine du démarrage en France des activités de Hello Bank, un projet qu’elle a piloté.
Un départ assez soudain, selon certaines sources. La nomination de son remplaçant, Marc Campi, 46 ans, jusqu’à présent directeur du groupe de Versailles pour la banque de détail en France, a été officialisée le 7 juin au soir. Beatrice Cossa-Dumurgier, COO de la banque de détail, se voit rattacher la «task force Digital Banque Europe».
«Arrivée au terme de sa mission de préparation de la Banque Digitale, Virginie Fauvel a souhaité se consacrer à un autre projet professionnel dans une entreprise non bancaire», indique un communiqué de BNP Paribas. Selon plusieurs sources, elle serait pressentie chez Allianz France, qui a annoncé récemment la création d’un poste de responsable digital afin de dynamiser ses activités d’assurance en ligne. «Nous voulons que tout nouveau produit puisse être accessible sur internet. Nous réalisons 8% de nos affaires nouvelles sur nos sites internet et nous serons bien au-delà de 10% en 2015», déclarait ainsi Jacques Richier, patron de la compagnie en France, dans un entretien à L’Agefi Hebdo du 16 mai.
Virginie Fauvel était une valeur montante chez BNP Paribas où elle est entrée après son diplôme des Mines de Nancy en 1997. Elle a fait sa carrière dans l’ombre de François Vileroy de Galhau, directeur général délégué du groupe. D’abord chez Cetelem, lorsque l’ex-directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn a pris les rênes du spécialiste du crédit à la consommation en 2003, puis à la banque de détail en France.
Elle est aussi membre depuis janvier 2013 du Conseil national du numérique, l’instance mise en place par Nicolas Sarkozy en 2011.
Virginie Fauvel avait largement communiqué le mois dernier sur le projet Hello Bank. BNP Paribas vise 500.000 clients en cinq ans dont 25.000 dès cette année pour sa banque en ligne paneuropéenne, concurrente potentielle du réseau physique en France avec une offre low cost en propre.
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