BNP Paribas Fortis prévoit d’accroître son programme de réduction de coûts
Face à la faiblesse des taux d’intérêt, réduisant les marges des banques sur les dépôts, BNP Paribas Fortis entend dégager de nouvelles économies de coûts. Alors que la filiale belge de BNP Paribas prévoit 200 millions d’euros de réductions de coûts dans le cadre de son plan stratégique «Initiative 2014», «nous sommes en bonne voie pour réaliser ces (…) économies, mais nous allons devoir aller un peu plus loin», a déclaré Max Jadot, son directeur général, au quotidien belge L’Echo.
Le montant des économies additionnelles n’a pas encore été défini. «Nous allons plancher sur les deux composants, les coûts et les revenus, a indiqué le dirigeant. Les taux d’intérêt sont très inférieurs à ce que nous attendions, et donc nos revenus sont plus faibles. (…) S’y ajoute une croissance de l’économie un peu plus faible que prévu, qui a un impact sur nos résultats.» Fin août, la banque avait annoncé un bénéfice semestriel de 514 millions d’euros, contre 71 millions d’euros un an plus tôt, sur la base de revenus en hausse de 2% à 2,9 milliards d’euros.
BNP Paribas Fortis poursuit son objectif d’un ratio coûts sur revenus de 65% d’ici deux à trois ans, contre 72% à fin juin 2012. Par ailleurs, le rendement sur fonds propres de la banque, de 6%, «est un minimum», a indiqué à L’Echo Max Jadot.
Le plan actuel vise entre 70 et 100 millions d’euros d’économies sur la masse salariale, les employés ayant signé une baisse de 3% des salaires. Le solde porte sur une réduction des frais de fonctionnement, intégrant une meilleure gestion immobilière et une révision des accords avec les prestataires de services.
Les syndicats, convoqués le 11 octobre, s’attendent à de nouvelles annonces. «L’annonce d’un plan est prématurée, mais les grandes lignes pourraient en être données», estime une source proche du dossier. Une des pistes pourrait être l’informatique, pour laquelle la banque emploie 1.200 salariés en interne et 1.200 consultants externes sur un effectif global de 17.000 personnes en Belgique. La mutualisation des compétences informatiques au sein de BP2I, détenue à parité par BNP Paribas et IBM et qui couvre la France et l’Italie, serait envisagée, selon cette source.
A terme, le nombre d’agences pourrait aussi être réduit. «Nous allons vraisemblablement regarder à cela», a indiqué au quotidien belge Max Jadot, ajoutant toutefois qu’il «n’y a aucune date prévue».
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