BNP Paribas dans le collimateur des marchés
BNP Paribas a formellement démenti une tribune publiée par le Wall Street Journal dans laquelle une source anonyme déclare que le groupe bancaire français rencontrerait des problèmes pour se financer en dollar. Dans cette tribune intitulée « The problem with French banks », publiée mardi dans les pages Opinion du WSJ, il est mentionné un « cadre anonyme de BNP Paribas » qui aurait également évoqué la « création d’un marché en euro » pour y faire face. « BNP Paribas confirme qu’il se finance tout à fait normalement en dollars, soit directement soit par swaps de change », écrit la banque dans un communiqué. La BNP déclare qu’elle dispose de solides sources de financement en dollar, avec 65 milliards d’actifs à court terme (inférieurs à un an) en dollar et 135 milliards d’euros d’actifs éligibles auprès des banques centrales après décote. A 12h30, le titre de la BNP Paribas, dont l’exposition en Italie via sa filiale BNL inquiète également, perdait 7,6% à 24,14 euros. Mais ce sont l’ensemble des banques françaises qui tentent de rassurer le marché sur leur solidité financière. La Société générale était montée au créneau lundi pour assurer qu’elle est capable de faire face à ses engagements. Société générale cédait 0,4% à 15,505 euros et Crédit agricole 0,8% à 4,786 euros alors que l’indice sectoriel européen reculait de 1,1%.
Plus d'articles du même thème
-
La France espère fédérer le G7 sur la résolution des déséquilibres mondiaux
Face à une Chine puissante par ses exportations mais entraînant d’importants déséquilibres macroéconomiques, Roland Lescure souhaite faire adopter aux ministres des finances du G7 une méthode de résolution et une coopération renouvelée. -
Olivier Blanchard relance son projet de dette commune européenne
L'ex-directeur général du FMI et Angel Ubide, cadre de Citadel, viennent de préciser leur proposition pour créer des eurobond et doter la zone euro d'un actif refuge. Une solution taillée pour désamorcer les oppositions politiques, alors que l'Europe veut gagner en souveraineté financière. -
Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
La responsable des fusions-acquisitions de la banque d’investissement du Crédit Agricole a débuté dans le monde du M&A au milieu des années 90. Elle ne l’a plus quitté depuis et explique comment elle a réussi à atteindre son poste actuel tout en distillant des conseils aux femmes souhaiteraient faire carrière dans ce métier encore très masculin.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
EditorialScandale périscolaire à Paris : une affaire de plus en plus politique
Enquêtes, justice, colère des parents et... offensive des insoumis : Emmanuel Grégoire est loin d’en avoir fini avec ce scandale -
Comment Donald Trump mine l'engagement américain auprès de l'Otan
Purge au Pentagone, retrait de troupes, rétrogradation d'un général.... Puisque le président ne peut quitter l'alliance, il tente de l'affaiblir de l'intérieur -
Partenaires particuliersA l'Assemblée, le RN, roue de secours du bloc central
Après la parenthèse budgétaire négociée avec les socialistes, le gouvernement trouve désormais plus facilement des appuis auprès du Rassemblement national. Une dépendance de plus en plus visible dans l’hémicycle