BNP Paribas dans le collimateur des marchés
BNP Paribas a formellement démenti une tribune publiée par le Wall Street Journal dans laquelle une source anonyme déclare que le groupe bancaire français rencontrerait des problèmes pour se financer en dollar. Dans cette tribune intitulée « The problem with French banks », publiée mardi dans les pages Opinion du WSJ, il est mentionné un « cadre anonyme de BNP Paribas » qui aurait également évoqué la « création d’un marché en euro » pour y faire face. « BNP Paribas confirme qu’il se finance tout à fait normalement en dollars, soit directement soit par swaps de change », écrit la banque dans un communiqué. La BNP déclare qu’elle dispose de solides sources de financement en dollar, avec 65 milliards d’actifs à court terme (inférieurs à un an) en dollar et 135 milliards d’euros d’actifs éligibles auprès des banques centrales après décote. A 12h30, le titre de la BNP Paribas, dont l’exposition en Italie via sa filiale BNL inquiète également, perdait 7,6% à 24,14 euros. Mais ce sont l’ensemble des banques françaises qui tentent de rassurer le marché sur leur solidité financière. La Société générale était montée au créneau lundi pour assurer qu’elle est capable de faire face à ses engagements. Société générale cédait 0,4% à 15,505 euros et Crédit agricole 0,8% à 4,786 euros alors que l’indice sectoriel européen reculait de 1,1%.
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Affaire Mandelson/Epstein: à la suite de nouvelles révélations, Starmer appelé à démissionner
Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse