BNP Paribas crée des remous avec un nouvel accord social
Les salariés en ont pris connaissance ce 1er octobre, sur l’intranet, avec un entretien croisé entre Claudine Quévarec, responsable du département Politiques et Affaires sociales, et Caroline Courtin, responsable Diversité et RSE au sein de la DRH. Le nouvel «Accord sur la diversité et l’inclusion» de BNP Paribas SA prend le relais de deux textes datant de 2016 sur la diversité et sur le «contrat de génération», intégrant les dispositifs de fin de carrière. Cet accord unique traite de cinq grands thèmes : la gouvernance de la diversité au sein de l’entreprise ; la diversité d’origine ; la lutte contre les discriminations ; l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et l’accompagnement de la transition entre activité professionnelle et retraite.
Le texte - dont L’Agefi a pris connaissance -, applicable pour 4 ans, porte des avancées sociales importantes, notamment dans l’accompagnement de la parentalité. Ses dispositions sont plus favorables en matière de congé de maternité ou de paternité que la réglementation, même dans sa dernière version qui porte ce dernier de 14 à 28 jours, à partir du 1er juillet prochain, ainsi que prévu par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Il s’attache ainsi à «toute la diversité des situations parentales» et permet à une personne qui ne remplirait pas les conditions d’un congé d’adoption ou de maternité, de bénéficier «d’un congé rémunéré d’accueil d’un enfant de 30 jours».
Signé en juillet dernier avec le SNB-CFE/CGC, cet accord est d’ores et déjà entré en vigueur, mais ne satisfait pas tout le monde. Certains pointent, par exemple, des changements d’horaires dans le réseau qui seraient, eux, nuisibles à la parentalité. Selon plusieurs sources, des négociations seraient en cours pour libérer du temps, voire participer aux frais de garde des enfants de collaborateurs concernés. D’autres points seraient considérés comme litigieux en termes d’égalité hommes-femmes, notamment l’évolution de la rémunération globale (au-delà du salaire de base) et des promotions de mères, précisent d’autres sources. Le syndicat CFDT aurait d’ailleurs refusé de signer l’accord de diversité et d’inclusion. Et se réserverait même le droit de toute action.
En pleine négociations salariales obligatoires (NAO), toutes les parties veulent se faire entendre avec ardeur, même au-delà de ces deux syndicats négociateurs. Masquant une partie d’avancées conçues dans une optique inclusive innovante.
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