BNP Paribas adopte une perspective prudente
Sans remettre formellement en cause les objectifs de son plan stratégique 2014-2016, qui vise notamment une rentabilité des fonds propres (ROE) d’au moins 10% l’année prochaine, BNP Paribas a fait valoir que ses prévisions initiales avaient été trop optimistes par rapport à la situation actuelle. «L'écart cumulé entre le scénario de base et le scénario révisé est de -60 points de base de croissance pour la zone euro en 2016. Ce contexte a un effet défavorable sur les volumes de crédit dans la banque de détail et chez CIB notamment», a expliqué le groupe.
Le coût de la réglementation et de la fiscalité est aussi revu en hausse. «L’ensemble de ces nouvelles taxes et réglementations devrait avoir un impact de l’ordre de 500 millions d’euros sur le résultat net du groupe en 2016 (...) Cet impact devrait se réduire par la suite avec la baisse puis la disparition de certaines taxes et contributions ainsi que de certains coûts de mise en place». Un effet que le groupe va s’efforcer de compenser d’ici là par des réductions de coûts.
Ces perspectives prudentes faisaient baisser l’action de 4,5% vers 13 heures, contre un recul de moins de 2% pour l’indice sectoriel des banques. Le conseil d’administration a cependant décidé de proposer à la prochaine assemblée générale un dividende de 1,5 euro par action au titre de 2014, comme en 2013 et en 2012. L’an dernier, du fait de l’amende record de 8,97 milliards de dollars payée aux Etats-Unis, le résultat net est tombé à 157 millions d’euros, un montant toutefois supérieur au consensus.
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