BBVA est à son tour pénalisé par la hausse des provisions
Le bénéfice net du groupe a chuté de 35,4% au premier semestre 2012. Le numéro deux espagnol s’en sort grâce à son expansion internationale
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Isabelle Birambaux, à Madrid
De même que celui de ses compatriotes, le bénéfice net de BBVA, a chuté au premier semestre 2012 de 35,4% à 1,51 milliards d’euros, «en grande partie en raison de l’impact de la réforme financière en Espagne affectant principalement les actifs et les portefeuilles immobiliers», selon un communiqué. Pour satisfaire les nouvelles exigences imposées aux banques espagnoles de couvrir d’éventuelles pertes liées à leur exposition immobilière, l’établissement a constitué 1,43 milliard d’euros de provisions. Sans compter ces provisions, son bénéfice net aurait chuté de 5,1% à 2,374 milliards d’euros.
Angel Cano, le président du conseil d’administration, a cependant précisé que «malgré la complexité de l’environnement (économique) et les exigences extraordinaires de régulation, les recettes de BBVA continuaient de croître solidement et de dégager des bénéfices.» C’est également l’avis de Nuria Alvarez de Renta 4 qui salue la «forte augmentation des recettes» permettant de compenser «l’augmentation des coûts», ainsi qu’un ratio de fonds propres de «10,8%, soit 10 points de base de plus qu’au premier trimestre 2012».
Si on les compare avec ceux de son frère ennemi Santander, ces résultats apparaissent meilleurs à première vue. Car la banque dirigée par Francisco Gonzalez «ne représente qu’approximativament la moitié du groupe d’Emilio Botin en termes d’actifs, de crédits à la clientèle et (du nombre) d’employés», selon les analystes de Cumbria FSC, société de conseil du secteur financier, alors que Santander présentait au premier semestre un bénéfice net de 1,704 milliards d’euros, à peine supérieur. Cependant, ces mêmes analystes relèvent que BBVA n’a passé que 31,5% des provisions exigées par le régulateur contre 70% pour Santander. BBVA doit en effet encore provisionner plus de 3,16 milliards d’euros avant la fin 2012.
L’Espagne reste le talon d’Achille des banques espagnoles et bien que le taux de créances douteuses reste stable pour l’ensemble du groupe à 4%, ce taux grimpe à 5,1% dans la péninsule, souligne Nuria Alvarez. Il demeure inférieur à la moyenne espagnole de 8,95%. Comme Santander, BBVA se sauve grâce à son expansion internationale où le bénéfice du groupe a sensiblement augmenté: de 28,9% en Eurasie, de 24,8% en Amérique latine et de 24,2% aux Etats-Unis.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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