Barclays écarte tout recours contraint à une augmentation de capital
Barclays ne perd rien de sa superbe. La banque britannique a fait part lundi de résultats préliminaires en hausse et d’une situation de bilan «solide comme le roc» selon son directeur général Bob Diamond (avec un ratio core tier one de 11%, stable sur le trimestre écoulé). De quoi selon le dirigeant se passer d’une augmentation de capital. Le résultat imposable sur neuf mois a progressé de 19% à 5,1 milliards de livres en dépit des «vents contraires» qui devraient sévir encore l’an prochain en maintenant la pression sur les coûts (3.500 postes ont déjà été supprimés cette année).
Pour autant, le dirigeant américain ne compte pas sur la persistance d’un tel scénario macroéconomique à moyen terme, et vise toujours un rendement des fonds propres de 13% en 2013, contre 8,1% enregistré en 2011, en hausse de 1,6 point. Les provisions (hors la dépréciation de la part dans BlackRock pour 1,8 milliard) ont chuté d’un tiers à 2,9 milliards sur les neuf mois écoulés.
Barclays a bénéficié du dynamisme de sa banque de détail - résultat imposable ajusté en hausse de 89% au Royaume-Uni sur neuf mois à fin septembre et de 61% pour l’activité de cartes de crédit BarclayCard -, qui a compensé une banque de financement et d’investissement en souffrance. Barclays Capital a concédé une baisse de 19% de son résultat imposable ajusté sur neuf mois, pour un produit net bancaire en repli séquentiel de 22% au troisième trimestre à 2,25 milliards de livres. Encore BarCap a-t-elle «relativement bien résisté» selon les analystes de Credit Suisse, nombre de concurrentes faisant état d’un recul proche d’un tiers. Un sentiment partagé par le stratégiste de Silva Research Network qui note que Barclays et HSBC se taillent «la part du lion» en banque d’investissement car elles seules offrent une sécurité suffisante aux yeux des investisseurs. Bien que la situation sur les marchés de capitaux soit restée difficile en octobre, Barclays a tenu à rendre compte d’une «certaine amélioration» depuis l’annonce le 27 octobre de l’accord européen sur la dette.
A ce propos, Barclays a souligné que son exposition à la zone euro a fondu comme neige au soleil, celle à la dette souveraine du quintette Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Espagne chutant de 31% sur le trimestre écoulé à 8 milliards de livres. Dont 23 millions seulement pour la Grèce.
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