Barclays boucle sans gloire son augmentation de capital
Sous la pression des régulateurs financiers, Barclays a finalisé vendredi l’augmentation de capital la plus conséquente réalisée par une banque britannique depuis 2009. Son montant global s’élève à 5,8 milliards de livres. Mais la banque n’a pas été en mesure d’atteindre l’objectif escompté en une seule fois, en raison notamment des restrictions locales frappant certains investisseurs, notamment en Chine, à Hong Kong, au Japon et en Afrique du Sud.
Dans un communiqué, l’établissement a fait part d’un taux de souscription à son offre de 94,63%. Les actionnaires pouvaient acquérir une nouvelle action à 185 pence pour quatre titres déjà détenus, soit une décote d’environ 40%. Ces nouveaux titres ont rejoint la cote vendredi matin sur le marché boursier londonien. L’action Barclays a clôturé vendredi en baisse de 0,60% à 271,35 pence. Les banques en charge de l’opération - Credit Suisse, Deutsche Bank, Bank of America Merrill Lynch, Citi et Barclays - ont donc écoulé dans un deuxième temps les 173 millions de titres n’ayant pas encore trouvé preneur.
Les actions ont été placées au prix unitaire de 268 pence, soit une décote de 1,8% sur le cours de clôture de jeudi, pour un montant total de 463 millions de livres. Les commissions de souscription sont évaluées à 150 millions de livres environ.
Barclays compte par ailleurs réduire son bilan de 80 milliards de livres et lever 2 milliards de livres supplémentaires d’ici à juin 2014 via l’émission d’obligations convertibles. Ces différentes mesures de renforcement de la solvabilité doivent répondre aux inquiétudes de la Prudential Regulation Authority (PRA) qui a identifié un déficit en fonds propres de 12,8 milliards de livres.
La banque britannique, qui s’est montrée plus gourmande qu’anticipé, peut néanmoins se targuer du soutien de ses actionnaires. Et cela, malgré les nombreuses mises en garde contenues dans le prospectus : la contestation d’une amende de 50 millions de livres infligée par la FCA pour les conditions troubles d’un précédent appel au marché il y a cinq ans ou encore des résultats dans la banque d’investissement annoncés en forte baisse en juillet et août. L’établissement dirigé par Antony Jenkins prévoit d’ailleurs de dépenser 600 millions de livres en frais de «restructuration, d’industrialisation et d’innovation» au profit de sa BFI.
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