Banca Popolare di Milano revoit à la baisse son projet d’augmentation de capital
La doyenne des banques coopératives transalpines révise ses ambitions. Banca Popolare di Milano (BPM) a en effet dévoilé que son conseil d’administration a donné son feu vert hier soir à un projet d’augmentation de capital de 800 millions d’euros au maximum. Un chiffre nettement inférieur à celui d’un plafond de 1,2 milliard d’euros annoncé en avril dernier. Mais la chute du cours de Bourse depuis le début de l’année (-38,7%), valorisant la banque autour de 666 millions d’euros, complique la donne. L’action BPM a clôturé hier en hausse de 12,2% à 1,61 euro.
BPM devrait finaliser son opération de renforcement des fonds propres d’ici la fin de l’année. L'établissement milanais, conseillé par Mediobanca, se voit contraint d’agir après les remontrances de la Banque d’Italie. Ses bénéfices ont plongé de 98% au deuxième trimestre alors que les provisions pour créances douteuses ont quasiment doublé. Sur la base d’une levée de 1,2 milliard d’euros et d’une hausse moyenne annuelle de 12,5% des produits d’intérêt nets d’ici à 2013, la banque annonçait en juillet viser un ratio core tier one de 9,9% en 2013. Une prévision jugée démesurée par les analystes. La banque vise 8,7% avec son projet modifié.
Le conseil d’administration devait par ailleurs étudier un projet de réforme de la gouvernance conduisant à la mise en place d’une structure avec directoire et conseil de surveillance. Un tel schéma vise à limiter l’influence des syndicats sur la banque. Selon Reuters, le directoire comptera cinq membres, dont un seul représentant du personnel. Ces cinq membres seront désignés par le conseil de surveillance.
Dans ce conseil, les syndicats et membres du personnel devraient dominer mais il leur sera demandé au moins cinq années d’expérience de management afin de pouvoir y siéger. Enfin, le projet ne prévoit pas de modifier la règle attribuant un vote par actionnaire plutôt qu’un vote par action détenue. Un mécanisme qui passe pour avoir donné des pouvoirs renforcés au personnel et aux syndicats. A en croire l’agence de presse italienne Ansa, le président de BPM, Massimo Ponzellini, pourrait quitter son fauteuil en cas de passage de la réforme. Mais d’autres pourraient en profiter. D’après les médias italiens, le financier Matteo Arpe serait prêt à apporter 200 millions d’euros contre une structure de gouvernance remaniée et un rôle de direction.
Plus d'articles du même thème
-
L'inflation française accélère en septembre, à 3% sur un an
Coup d'accélérateur pour les prix dans l'Hexagone selon l'Insee. L'inflation en septembre grimpe à 3% sur douze mois, après 2,4% en août. -
Aroxys boucle un club deal immobilier à 38 millions d’euros
Cette opération permet à la jeune société de gestion de dépasser les 500 millions d’euros sous gestion. -
La croissance britannique a été plus soutenue que prévu au deuxième trimestre
Le PIB du Royaume-Uni a progressé de 0,5% entre avril et juin, contre une estimation initiale à +0,4%.
ETF à la Une
Contenu de nos partenaires
-
Ligne de fondEdouard Philippe lance le débat sur les retraites avec un projet de réforme cohérent
Le candidat du bloc central à l'élection présidentielle a présenté mardi son projet de réforme des retraites, avec un âge légal de départ à 65 ans et une part de capitalisation obligatoire -
Cash« On a besoin de plus de cash » : le casse-tête financier des démocrates pour les midterms
A un mois des élections de mi-mandat, le Parti démocrate est, certes, favori des sondages, mais il peine encore à remplir ses caisses et à s'accorder sur une stratégie de dépenses -
Du gaz dans l'eauEnergie : les Européens face à l’hiver « très difficile » qui arrive
Les Vingt-Sept disposent d’un nombre limité de leviers pour éviter une crise des prix