Axa s’implante sur le marché de l’assurance en Egypte
Axa engage sa campagne d’Egypte. Au rebours des banques françaises, qui ont quitté le pays après le «printemps arabe» et la crise de la zone euro en 2011, la compagnie vient de signer son entrée sur le marché local de l’assurance vie. Elle vient d’annoncer le rachat à 100% de Commercial International Life Insurance Company (CIL), filiale commune du britannique Legal & General, qui en détenait 55%, et de Commercial International Bank, la première banque égyptienne du secteur privé en termes de prêts et de dépôts.
L’assureur français déboursera 763 millions de livres égyptiennes, l’équivalent de 88 millions d’euros environ. Ce prix est soumis à une clause d’ajustement lors de la finalisation de la transaction, attendue d’ici à fin 2015. Axa s’acquittera aussi d’un droit d’accès au réseau de CIB et versera des commissions à son partenaire, avec lequel il a conclu un classique accord de bancassurance. Le groupe distribuera en exclusivité et pendant dix ans les produits d’assurance vie, épargne, retraite de CIL au sein du réseau de la banque égyptienne, «avec la volonté de se concentrer plus particulièrement sur les produits en unités de compte, la prévoyance et la santé», souligne son communiqué. CIB revendique 628.000 clients particuliers et 60.000 clients professionnels, qu’elle sert au travers d’un réseau de 166 succursales.
La nouvelle filiale égyptienne d’Axa pointe au troisième rang des assureurs vie locaux avec 15% de parts de marché. CIL a enregistré une croissance moyenne de 23% entre 2012 et 2014. Au premier semestre de son exercice fiscal 2015, décalé au 30 juin, la structure a dégagé un chiffre d’affaires de 52,6 millions d’euros pour un résultat net de 2,1 millions.
Cette acquisition complète l’autre jambe d’Axa en Egypte. En mars, le groupe a obtenu l’agrément préliminaire des autorités pour développer à partir de zéro une activité d’assurance dommages, qu’il compte démarrer en septembre.
«Le contexte politique se stabilise en Egypte et le marché a un fort potentiel. C’est le bon moment pour investir», justifie un proche du groupe. Axa a profité du désengagement de Legal & General, dont l’accord avec CIB remontait à 1998, et qui avait mis au printemps sa participation en vente. L’assureur britannique a décidé de replier la voilure à l’international et chercherait notamment à quitter la France.
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