Axa pèse sur les résultats de BNP Paribas
BNP Paribas a manqué jeudi les attentes du marché au quatrième trimestre 2010 après avoir passé dans ses comptes une dépréciation inattendue sur sa participation dans Axa en raison de la chute du cours en Bourse de l’assureur français l’an dernier. Le bénéfice net de la deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière, après l’espagnole Santander, ressort ainsi à 1,55 milliard d’euros alors que le consensus établi par Reuters tablait sur un bénéfice net de 1,728 milliard. Il s’agit pour BNP Paribas du premier trimestre inférieur aux attentes depuis près de deux ans.
Axa, dont BNP Paribas détient 5,21% du capital d’après les données de Thomson Reuters, a en effet perdu l’an dernier près de 25% de sa valeur, terminant 2010 à 12,45 euros. BNP explique que la chute du titre Axa a poussé la banque à passer une dépréciation de 534 millions d’euros dans les comptes du groupe. «Le cours de bourse ayant rebondi à 15,46 euros au 31 janvier 2011, la participation dans Axa est en plus-value latente de 364 millions d’euros à cette date», précise toutefois la banque française. Sur la radio BFM, Baudouin Prot a déclaré que la banque était un «actionnaire de long terme» d’Axa et que la banque voulait le rester.
Sur l’ensemble de l’exercice 2010, BNP affiche ainsi un bénéfice net de 7,84 milliards d’euros qui se compare aux 3,9 milliards publiés la veille par la Société Générale. Concernant l’enveloppe 2010 des bonus versés aux traders, Baudouin Prot a déclaré qu’elle était en baisse par rapport à 2009.
Profitant de l’envolée du titre Société Générale qui a confirmé la veille ses objectifs, l’action BNP Paribas a terminé mercredi en hausse de 2,93% à 58,97 euros, SocGen et Crédit agricole s’adjugeant respectivement des bonds proches de 5%. Depuis le début de l’année, BNP gagne près de 24% après avoir perdu 14,83% sur fond de crise de la dette souveraine dans la zone euro.
Plus d'articles du même thème
-
Céline Dion pourrait apporter un léger coup de pouce à la croissance française
La star québécoise donnera 16 concerts devant 480.000 spectateurs à La Défense Arena cet automne. L’exclusivité mondiale de ces shows pourrait attirer de nombreux visiteurs étrangers à Paris et ajouter jusqu'à un milliard d'euros d'activités à l'économie française. -
La justice américaine abandonne les poursuites contre Jerome Powell
Cette décision devrait ouvrir la voie à la nomination de Kevin Warsh en tant que prochain président de la banque centrale américaine. -
Argan verdit son financement
La foncière cotée a émis une obligation de 500 millions d’euros assortie d’un coupon proche de 3,8 % et conforme à son tout nouveau cadre de financement vert.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Milan : Le Salone del Mobile, nouvelle scène stratégique du luxe
Pendant plus de soixante ans, Milan appartenait aux éditeurs italiens. Une scène maîtrisée, codifiée, où B&B Italia, Cassina ou Poltrona Frau dictaient le tempo du design mondial. Cette époque n’a pas disparu — elle s’est diluée. Car désormais, ce sont les maisons de luxe qui occupent le terrain, transformant la Milan Design Week en une extension de leur territoire symbolique. -
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump