Axa mise sur la recherche de poches de croissance dans les pays matures
Alors que les marchés matures continuent de constituer 80% des richesses mondiales, «il faut être plus sélectif et rechercher les marges», a souligné jeudi Henri de Castries, lors de la présentation des comptes 2010. «Nous percevons des perspectives sur les marchés de la prévoyance et de la santé, ainsi que sur les unités de compte», a poursuivi le président, prenant l’exemple du succès d’un contrat dépendance lancé en mai en Allemagne.
Parallèlement, Axa prévoit de «poursuivre progressivement l’accroissement de son exposition aux pays émergents». «Depuis 2007, nous avons été plus agressifs que la moyenne des acteurs avec des positions en Russie, au Mexique, ou encore en Ukraine. L’Amérique du Sud, où nous ne sommes pas, est une zone que l’on regarde avec intérêt», a relevé Henri de Castries, se disant également intéressé par le Golfe et la région méditerranéenne, «où il existe un fort besoin d’assurance».
En 2010, Axa a ainsi réalisé des arbitrages en cédant ses activités d’assurance vie britanniques. Cette cession, qui a généré une perte de 1,6 milliard d’euros, a pesé sur les comptes annuels. Sur la base d’un chiffre d’affaires stable à 91 milliards d’euros, le résultat net a reculé de 24% à 2,7 milliards (contre une hausse de 18% en excluant cette perte), contre 2,9 milliards attendus.
Les revenus dans l’assurance vie ont reculé de 3% à 57 milliards d’euros, la croissance des zones Méditerranée et Amérique latine ayant été effacée par les baisses en France, aux Etats-Unis et au Japon. Le chiffre d’affaires en dommages a crû de 1,3% à 27,4 milliards, soutenu par des hausses de prix et les marchés à forte croissance (+6%). Le ratio combiné s’est établi à 99,1%, le ratio combiné courant s’étant amélioré de deux points à 102,4% grâce à la hausse du résultat courant (+20% à 4,3 milliards d’euros).
Dans la gestion, les actifs ont crû de 3% à 878 milliards, grâce aux effets change et marché, en dépit des décollectes nettes enregistrées chez AllianceBernstein (-44 milliards) et Axa Rosenberg (-29 milliards). «Nous percevons un fort potentiel de rebond en 2011», a indiqué le président.
«Axa renforce ses fonds propres sur l’année à 49,7 milliards et la marge de solvabilité s’améliore de 11 points à 182%», relève Tullett Prebon. Sur le ratio d’endettement, de 28%, «notre but est de le maintenir dans une fourchette de 25-30%», a indiqué Henri de Castries.
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