Axa explore la consommation collaborative avec BlaBlaCar
Axa teste le covoiturage. L’assureur vient de boucler un partenariat de long terme avec l’un des leaders du secteur, le français BlaBlaCar. Si l’assurance auto du conducteur fonctionne normalement dans le cadre d’un covoiturage avec partage de frais, les passagers étant indemnisés par la responsabilité civile envers les tiers, des freins restent à lever pour pouvoir démocratiser pleinement le covoiturage.
Après la confiance et l’authenticité, des points déjà largement traités, subsistent encore ceux de l’assurance et de la fiabilité du service. Afin de répondre à ces enjeux, «la communauté va bénéficier d’une assurance additionnelle offerte par Axa», explique Frédéric Mazzella, président et fondateur de BlaBlaCar.
Deux couvertures complémentaires spécifiques sont fournies gratuitement aux membres : l’arrivée à destination garantie et le prêt du volant aux passagers. La première garantie relève plus de l’assistance. En cas de pépin sur la route, le conducteur et ses passagers bénéficieront d’une prise en charge via la plate-forme d’Axa Assistance leur permettant d’arriver à destination. La seconde garantie prévoit le remboursement de la sur-franchise «prêt de volant» du contrat du conducteur en cas de sinistre responsable.
Ce partenariat est lancé à l’échelle européenne, avec le Royaume-Uni d’ici à la fin du mois puis la France courant juin. «L’Espagne, l’Italie puis l’Allemagne suivront ensuite», indique Nicolas Brusson, directeur général et cofondateur de BlaBlaCar. Dans cette première phase, le coût de l’offre est intégralement supporté par le service de covoiturage, qui compte aujourd’hui plus de 20 millions de membres dans 19 pays.
Pour Axa, cette alliance permet d’occuper le terrain afin d’accompagner l’évolution des usages en matière de mobilité éco-responsable et de consommation collaborative. Plus largement, ce nouveau partenariat s’inscrit dans le cadre de la transformation numérique que mène l’assureur, souligne Frédéric Tardy, directeur marketing et distribution du groupe. La compagnie, qui a noué des liens avec des grands noms de la sphère digitale, tels que Facebook et LinkedIn, ajoute à son tableau de chasse une pépite de la «French Tech» qui a réussi la prouesse de lever 100 millions de dollars l’an dernier.
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