Axa est relativement peu touché par la crise grecque
Alors que les banques publient des résultats mitigés, l’action de l’assureur Axa a démarré en fanfare (+6%) à la suite de résultats semestriels supérieurs aux prévisions des analystes, avant de suivre la baisse des marchés en cours de journée.
Le résultat opérationnel atteint 2,22 milliards d’euros et progresse de 10% par rapport au premier semestre 2010 (à données constantes). Cette évolution est principalement le fait de l’activité d’assurance dommages, dont le ratio combiné s’est amélioré de 1,3 point, à 97,2%. Axa tire notamment bénéfice de la hausse de ses tarifs de plus de 3%, en dépit du climat concurrentiel dans cette activité en Europe occidentale. En assurance vie, épargne, retraite, la marge sur les affaires nouvelles progresse de 2,8 points à données constantes, à 26,1%.
L’évolution la plus marquante concerne le résultat net: il fait plus que quadrupler et atteint quatre milliards d’euros. Il bénéficie d’un effet de base particulièrement favorable, à travers une contribution importante de plus-values exceptionnelles de 1,44 milliard d’euros, liées à la vente de sa participation dans Taikang Life (quatrième assureur-vie chinois) et des activités australienne Axa Asia Pacific Holdings (APH).
En outre, Axa avait enregistré au premier semestre 2010 une moins-value de 1,48 milliard d’euros liée à la vente d’une partie de ses activités britanniques. Ce sont donc des éléments non récurrents, qui ne sauraient induire une progression aussi franche de la rentabilité du groupe. Mais retraité de l’ensemble de ces éléments, le résultat net affiche malgré tout une progression de 7%.
L’effet comptable relativement limité de l’accord sur le renouvellement de la dette grecque joue également en faveur d’Axa. Compte tenu de son exposition limitée à la dette souveraine grecque, l’assureur a passé 92 millions d’euros de provisions nettes pour dépréciation sur son portefeuille d’obligations de l’Etat hellène dont l’échéance est antérieure à 2020. C’est beaucoup moins que BNP Paribas (850 millions), le Crédit Agricole (650 millions) ou la Société Générale (395 millions).
Dans les pays périphériques de la zone euro, Axa est surtout exposé à l’Italie (5,3 milliards d’euros en net) et à l’Espagne (4,1 milliards). Mais son président Henri de Castries s’est voulu rassurant: «la plus-value latente de nos portefeuilles d’obligataires atteint 2,6 milliards d’euros», a-t-il précisé.
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