Axa détaille ses ambitions en Asie
Si l’Amérique latine a été au centre de l’actualité d’Axa, l’Asie représente le potentiel le plus important pour l’assureur français. Le message a été réitéré hier à l’occasion de la journée investisseurs consacrée à l’activité IARD du groupe.
La croissance d’Axa dans la zone est déjà forte. De 570 millions d’euros en 2010, ses revenus (hors Japon) sont passés à 1,1 milliard, sans compter les 300 millions réalisés par la filiale coréenne Axa Direct, exclusivement digitale, ni les 600 millions du chinois Tian Ping, dont il a acquis 50% en 2013. Ses acquisitions et ses alliances lui ont permis de progresser nettement plus rapidement que le marché: entre 2007 et 2012, la croissance annuelle moyenne de ses primes brutes a atteint 251% en Inde (contre 12% pour le marché), 37% à Hong-Kong (contre 9%), 26% en Indonésie (contre 16%) et 25% en Malaisie (contre 12%). Axa est aujourd’hui le premier assureur dommages étranger.
L’assureur a réparti sa présence en trois groupes: les entités établies (Singapour, Malaisie et Hong-Kong, marchés mûrs et très concurrentiels), les entités en développement (Inde, Indonésie et Thaïlande) et la Chine continentale. Il projette une croissance annuelle entre 2010 et 2015 de 19% pour le premier groupe, de 30% pour le deuxième et de 24% pour la Chine.
A ce jour, en Asie, Axa réalise 37% de ses revenus en dommages dans l’assurance d’entreprise, 31% dans l’automobile, 22% dans la santé et 10% dans le «lifestyle» (voyages, etc.). Etant donné le besoin d’équipement des ménages et la faiblesse de l’Etat providence, le groupe estime que les trois premières activités contribueront chacune à un tiers de cette croissance.
Il compte sur son savoir-faire technique en termes de sélection des risques, de gestion des sinistres et de capacité de souscription pour assurer une croissance rentable. Le taux de détection de fraude représente 0,5% des sinistres en 2012 et 1% cette année; le groupe vise 2,5% d’ici à 2016. Dans l’assurance automobile personnelle, Axa veut stabiliser à 101% son ratio combiné par rapport à 2012 (et 110% pour Tian Ping, reflétant le coût des investissements). Sur le marché des entreprises, Axa anticipe un ratio de 99% en 2015, contre 104% l’année dernière. Ses ambitions sont encore plus nettes dans la santé, où l’acquisition des activités de HSBC à Hong-Kong et Singapour en 2012 a déjà contribué à réduire son ratio de 111% à 106%. En 2015, ce dernier devra également atteindre 99%.
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