AXA Corporate Solutions modifie son organisation pour gagner en efficacité
En 2011, l’assureur a enregistré une augmentation de 3% de son chiffre d’affaires, portée par les pays émergents où les revenus ont bondi de 20%
Publié le
Thomas Carlat
Changement de braquet pour Axa Corporate Solutions (Axa CS). La filiale du groupe Axa, spécialisée dans la couverture des risques des grandes entreprises, va se doter d’une nouvelle organisation opérationnelle à compter du 1er mai 2012. Alors qu’il était jusque-là organisé par branches d’activités, l’assureur va adopter une structure axée autour de ses principales fonctions. La compagnie va ainsi créer cinq grandes directions: souscription, service clients et relations avec les courtiers, sinistres, commercial et réseau international et, enfin, finance.
Chaque pôle aura un directeur mondial en charge de couvrir l’ensemble des activités et des succursales de la compagnie. «L’objectif est d’avoir une organisation plus simple afin d’être plus réactif et plus efficace à l’international», a expliqué Philippe Rocard, directeur général d’AXA CS, lors des rencontres de l’Amrae (Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise).
Ce changement d’organisation intervient après une année 2011 mitigée, même si aucun chiffre n’a été dévoilé dans l’attente de la publication des résultats de sa maison mère. Dans un contexte qualifié de «difficile», l’assureur a ainsi enregistré une progression d’environ 3% de son chiffre d’affaires, à près de 2 milliards d’euros (1,93 milliard en 2010). Une performance à mettre au crédit de ses activités automobile et marine et, surtout, à son développement dans les pays émergents où ses revenus ont augmenté de 20% en 2011. «Nous avons ouvert au Mexique et en Malaisie et nous allons continuer à couvrir de plus en plus ces pays», a précisé Philippe Rocard.
En revanche, l’assureur a fait état d’un résultat opérationnel «proche» de celui de 2010 (161 millions d’euros). La compagnie a été affectée par la baisse du rendement de ses placements financiers et la multiplication des catastrophes naturelles (Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Thaïlande). «C’est une année moyenne en termes de résultats», a reconnu Philippe Rocard. Si le chiffrage des dommages assurés n’est pas encore définitif, le coût des catastrophes naturelles s’élève à 60,4 millions d’euros pour Axa CS à fin décembre 2011.
Dans un tel contexte, son ratio combiné dans la branche dommages devrait se situer autour de 109-110 %, la bonne tenue des autres branches d’activités ne parvenant pas à compenser la hausse de la sinistralité.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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