Avec Orange, BNP mise sur la téléphonie mobile pour développer son offre
Après une première alliance autour de la marque Orange Money en Afrique, BNP Paribas et Orange ont signé un partenariat de licence de marque pour commercialiser en France une offre de services bancaires entièrement mobile, dont le paiement via un téléphone portable.
Si le paiement mobile est encore peu développé en Europe, le cabinet d’étude Juniper Research estime toutefois à 27 milliards de dollars le potentiel de ce marché pour 2011. De quoi susciter des convoitises, tant de la part des banques que des opérateurs mobiles et des marques de carte bancaires Visa et Mastercard.
Le Crédit Agricole et LCL commercialisent d’ailleurs depuis le printemps l’offre Kwixo, permettant de payer en ligne et de transférer son argent. C’est donc au tour de BNP Paribas, qui mise sur une solution plus complète pour se différencier, de franchir le pas.
Dès le mois de novembre, la banque proposera dans ses 2.250 agences ainsi que sur internet son offre «à quatre étages»: un smartphone, un forfait mobile avec internet illimité, des applications de services bancaires et des solutions de paiement mobile, avec notamment le recours à la technologie NFC (near field communication) permettant le paiement sans contact.
«Il y aura au moins le NFC, voire d’autres solutions. C’est la prolongation du pilote que nous avons fait à Nice», indique Virginie Fauvel, responsable de la banque en ligne pour BNP Paribas. Depuis 2010, plusieurs grandes banques françaises participent en effet à l’opération Cityzi à Nice visant à développer le paiement sans contact à travers la technologie NFC.
L’offre de services de BNP Paribas, via des applications dédiées aux porteurs de l’offre, se veut plus poussée que les applications déjà existantes de la plupart des banques. «Nous irons plus loin dans le service bancaire, avec par exemple la possibilité de contacter son conseiller en un seul clic», souligne Virginie Fauvel.
Ces services étant inclus dans un package unique, le prix de l’offre dépendra des forfaits voix choisis par les clients. La tarification fait encore l’objet de négociations entre les deux partenaires. BNP Paribas n’a pas souhaité révéler de quelle façon les coûts et les recettes étaient répartis entre les deux groupes ni à quel horizon il espérait que cette activité soit rentable. La banque précise néanmoins qu’elle souhaite convertir plusieurs centaines de milliers de clients d’ici à trois ans.
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