Avec Numairic, la Caisse d’Epargne accroît sa digitalisation
La Caisse d’Epargnecontinue de miser sur le «Numairic». C’est le nom donné à la solution de crédit en ligne, accessible 24h/24 et 7j/7, qui permettra aux collectivité territoriales d’obtenir des financements en quelques minutes d’ici le mois de septembre. Les prêts pourront aller jusqu’à 500.000 euros.
L’objectif pour la banque est de «faciliter l’accès au crédit des petites communes en simplifiant leur démarche et en accélérant leur prise de décision» explique Fabrice Gourgeonnet, directeur du développement Caisse d’Epargne. Trois collectivités ont déjà testé ce dispositif, dont hier, la mairie de Sautron (44). «Cet outil est un gain de temps fondamental et n’empêche pas d’être en contact avec un conseiller», assure Marie-Cécile Gessant, maire de Sautron, qui a obtenu une solution de financement de 35.000 euros pour entretenir les espaces verts de sa commune.
Derrière ce dispositif visant les collectivités de moins de 5.000 habitants, se cachent des ambitions nationales. A la Caisse d’Epargne, l’encours de prêts d'équipement représente 50 milliards d’euros, soit 25% de part de marché. «Cette solution digitale pourrait intéresser 20.000 communes et permettra de financer 1 milliard d’euros de crédits moyen long terme sur les 3 milliards annuellement financés par les Caisses d’Epargne» confie à L’Agefi Fabrice Gourgeonnet.
La Caisse d’Epargne l’assure, les 110 chargés d’affaires dédiés au marché de la dette locale n’ont rien à craindre d’un tel dispositif. Au contraire, il permettra de «maintenir un lien avec le maire et de valoriser l’expertise du conseiller» précise Jean-Sylvain Ruggiu, directeur service public Caisse d’Epargne.
Si les Caisses d’Epargne ont amélioré leurs solutions digitales à destination des collectivités territoriales (ligne de trésorerie interactive (LTI), «Le Diag ») cela s’inscrit dans «dans un marché qui, lui même, investit fortement dans ce secteur», indique à L’Agefi Nicolas Babel de l’agence D-Rating. Dès lors, «l’année 2019 permettra de savoir si leur vitesse de transformation est suffisante pour maintenant dépasser le marché.»
Le groupe réfléchit déjà à l’évolution de Numairic, notamment à un ajustement «des montants accordés», trop faibles aux yeux de la maire de Sautron, ou encore à l’intégration d’autres plates-formes à cette solution digitale, comme la LOA. Digitale, cette solution n’est néanmoins pas accessible sur le mobile. Il faudra aussi attendre avant de pouvoir signer de manière électronique les contrats de financement, cela devrait arriver d’ici la fin de l’année.
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