Aux Etats-Unis, les petites banques ont plus de mal à se redresser que les grandes
Les banques américaines se portent mieux. Au quatrième trimestre, les établissements assurés par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) ont enregistré un bénéfice global de 21,7 milliards de dollars contre une perte nette de 1,8 milliard de dollars un an auparavant. Le secteur bancaire se sort donc peu à peu de la crise qui a débuté en 2007. Depuis mi-2009, les résultats trimestriels des banques assurées par le fonds de garantie américain des dépôts bancaires n’ont cessé de progresser.
Cette amélioration est principalement due à la baisse des provisions pour des prêts irrécouvrables. Elles ont été divisées par près de deux en un an à 31,6 milliards de dollars, souligne la FDIC dans son dernier rapport trimestriel. Le résultat opérationnel des banques a progressé, à 2,8 milliards, tout comme les plus-values réalisées sur les marchés. «Dans l’ensemble, 2010 a été l’année du retournement avec quatre trimestres consécutifs de résultats positifs, s’est félicité la présidente de la FDIC Sheila Bair. Nous sommes encouragés non seulement par la tendance à la hausse des résultats de l’industrie mais aussi par le fait qu’une grande majorité des institutions assurées participent à ce mouvement».
Malgré le redressement global, certaines banques de petite taille restent sur le bord de la route. La liste des établissements à problème a ainsi encore progressé fin 2010, passant de 860 à fin septembre à 884. Le rythme de la hausse du nombre de banques à problème a cependant ralenti sur les quatre derniers trimestres, rassure la FDIC. Ces institutions représentent 390 milliards de dollars d’actifs contre 379 milliards le trimestre précédent. C’est toutefois moins que les 403 milliards recensés en fin d’année 2009. Des banques continuent aussi de faire faillite. Elles étaient trente au quatrième trimestre et 157 sur l’ensemble de 2010 contre 140 en 2009. Mais la FDIC estime que le nombre de faillites a atteint un plafond l’an dernier. Il est donc attendu en baisse en 2011, tout comme le montant des actifs concernés.
«Nettoyer les bilans est une première étape. A présent, nous attendons que le secteur entre dans une nouvelle phase et commence à reconstruire des portefeuilles de prêts. La santé à long terme de l’industrie et de notre économie dépendra de l’expansion responsable des banques dans le crédit à ce moment pivot de la reprise économique», ajoute Sheila Bair.
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