« Après Apple Pay, Boursorama va continuer à creuser son sillon sur le paiement »
Vous venez de lancer l’utilisation d’Apple Pay pour vos clients. Les conditions de l’accord sont-elles les mêmes que pour la Société Générale, votre maison mère ?
Les conditions sont les nôtres, je ne les communique pas. Aujourd’hui, le paiement sans contact avec son mobile devient très pratique et très utilisé. Apple Pay va simplifier la vie de nos clients.
Boursorama est le treizième établissement à proposer Apple Pay en France : pourquoi avoir attendu si longtemps ?
Il y avait des contraintes à la fois financières, techniques et contractuelles. Les attentes de nos clients varient également dans le temps. Selon moi, les Français ne sont pas encore totalement familiarisés avec ce mode de paiement. Boursorama a toujours été une banque 100 % digitale. On a développé plus de 500 fonctionnalités sur le site : Apple Pay est un élément important dans cet écosystème.
Quels nouveaux produits venez-vous de lancer et quels produits vous préparez-vous à lancer bientôt ?
Boursorama a doublé de taille en trois ans : on est passé de 600 000 à 1, 3 million de clients. Au cours des six derniers mois, nous avons notamment lancé l’offre Kador pour les 12-18 ans et une assurance auto facturée au kilomètre. Il s’agit d’un élargissement à la fois en termes de clients, de produits et de services. Dans les prochains mois, on va continuer à creuser notre sillon sur le paiement.
Avoir une gamme plus large est-il un bon moyen de faire la différence par rapport aux néo banques, qui ont encore des offres plutôt resserrées ? Ou bien est-ce un moyen de concurrencer vraiment les banques de réseau ?
La complétude de notre offre nous différencie des autres banques. Plus vous êtes diversifié, plus vos clients restent chez vous. Ce n’est pas parce qu’on est une banque en ligne qu’on n’a pas un objectif de rentabilité. Des acteurs intéressants arrivent sur le marché mais on est en concurrence avec tout le monde. Boursorama profite d’un phénomène : les Français consultent de plus en plus leur banque à distance.
A défaut de proposer tous les produits bancaires, les néo banques mettent l’accent sur la qualité de leur expérience utilisateur, comment traitez-vous cet enjeu ?
90% de nos clients sont prêts à recommander Boursorama Banque à leurs proches. Ce n’est pas parce qu’on est une banque qu’on n’est pas aussi un commerçant. Par conséquent, il faut que nos clients aient envie de revenir, que nos offres soient pratiques pour eux et qu’ils voient qu’on est parfaitement aligné avec leurs intérêts.
Comment Boursorama se prépare-t-elle à l’entrée en vigueur de la règlementation RGDP en mai prochain ?
Ce texte va apporter un certain nombre de précisions qui vont nous obliger à être en interaction avec nos clients sur des sujets de consentement. Cela va nous obliger à préciser les traitements que l’on fait, dans certains cas, des données de nos clients. C’est un aspect qui ne nous gêne pas dans la mesure où c’est ce que nous avons toujours essayé de faire chez Boursorama. Je ne vois pas de révolution majeure.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATExposition au MSCI World au coût le plus bas du marché
Les ETF qui offrent une exposition aux marchés actions mondiaux ont dominé les flux ces dernières années. -
Goldman Sachs intègre un fonds immobilier dans sa blockchain
La plateforme d’Apex Group prend en charge l’intégration, le traitement des transactions, le service aux investisseurs et le reporting réglementaire à travers les juridictions. -
PARTENARIATDe nouvelles opportunités avec Natural Capital 3.0
Cinq questions que se posent les investisseurs avant d’investir dans le capital naturel
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Poker menteur« Marketing de la peur » : que vaut le cri d'alarme d’Anthropic sur l'IA ?
L'entreprise américaine, lancée dans une course de vitesse avec ses concurrents, plaide pour la possibilité de suspendre le développement de l'IA en pointant le risque d’une « perte de contrôle » -
Petit livre rougeAnnie Ernaux, Eric Vuillard, Edouard Louis… Comment Mélenchon a trusté l'intelligentsia de gauche
En mettant à l’honneur un prix Nobel de littérature et un lauréat du Goncourt pour son meeting de lancement de campagne à Saint-Denis, dimanche 7 juin, le candidat insoumis veut adresser un message au reste de la gauche : la République des lettres, c’est lui -
En pleine tempêteAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin et le ministère de la Justice en première ligne
Le ministre de la Justice affronte sa plus grosse crise depuis sa prise de fonction en décembre 2024. Il dénonce les dysfonctionnements de sa propre administration et parle de responsabilité collective. Y compris la sienne ?