Apicil crée un guichet unique pour s’adresser aux courtiers
Un peu plus d’un an après avoir centralisé ses forces chargées de distribuer ses offres d’épargne aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), en créant le guichet unique Intencial Patrimoine, Apicil décline la démarche à la santé-prévoyance. Le cinquième groupe de protection sociale français en termes de chiffre d’affaires dévoile aujourd’hui sa marque Veralti Courtage. A partir du 1er janvier 2018, Veralti Courtage sera le point d’entrée unique des courtiers avec les entités d’Apicil qui diffusent leur offre via un réseau intermédié pour la santé-prévoyance, à savoir Apicil Prévoyance (institution de prévoyance historique du groupe), Gresham (compagnie d’assurances, ex-Legal & General France), ainsi que les mutuelles Miel (mutuelle historique de Casino, présente dans le secteur de la distribution), MBTP (dans le BTP) et Micils (mutuelle historique d’Apicil).
«Apicil avait une position à clarifier, car Apicil Prevoyance et Micils passaient à la fois par le courtage et la vente directe à travers leurs réseaux, et Gresham ne faisait que du sur-mesure tandis qu’Apicil avait également des offres packagées», explique Fabrice Monchal, directeur des assurances collectives de Gresham. Veralti Courtage regroupera plus de 100 collaborateurs (inspecteurs, technico-commerciaux…) couvrant les trois marchés du groupe : grands comptes, PME et TPE-entrepreneurs. Ils seront techniquement salariés de Gresham, dont l’offre sera complétée avec des produits sectoriels et standards à partir de septembre 2018.
«Il n’y aura plus d’activité de courtage sous la marque Apicil, précise Fabrice Monchal. La direction de la distribution garantira la cohérence de la commercialisation des offres».
Grâce à ce guichet unique, Apicil espère augmenter de 35% son chiffre d’affaires en santé-prévoyance réalisé à travers le courtage à 831 millions d’euros en 2021, et, pour la santé-prévoyance réalisée en direct, de 31,5% à 518 millions d’euros en 2021. L’objectif est que les frais réels de ce métier passent de 19,6% du chiffre d’affaires en 2017 à 18,6% en 2021. Le segment atteindra ainsi la rentabilité en 2019, avec un ratio combiné qui passerait de 101,7% en 2017 à 96,8% en 2021. Sur un marché de la santé-prévoyance collective très concurrentiel, «aujourd’hui beaucoup d’acteurs cherchent à être rentables sur l’ensemble des métiers santé et prévoyance, et c’est aussi notre objectif, remarque Fabrice Monchal : même si la pression concurrentielle est plus forte en santé».
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