AMP récolte les premiers fruits de l’intégration d’Axa en Australie

La direction du gérant australien a revu à la hausse sa prévision de la contribution des ex-filiales australienne et néo-zélandaise d’Axa APH
Antoine Landrot

AMP n’a pas tardé à tirer les bénéfices de l’intégration des activités australiennes et néo-zélandaises d’Axa Asia Pacific Holdings (Axa APH), acquises auprès de l’assureur français le 30 mars dernier pour 13,3 milliards de dollars australiens (9,6 milliards d’euros), au bout d’un an et demi de complications. Le groupe d’assurance-vie, d’épargne retraite et de gestion d’actifs, basé à Sydney, a relevé ses estimations relatives à la contribution de l’opération dans ses comptes.

Selon son directeur général, Craig Dunn, l’intégration d’Axa Australia and New-Zealand devrait apporter 140 millions de dollars (102 millions d’euros) par an aux bénéfices nets du groupe. La direction prévoyait initialement une contribution de 120 millions de dollars. La différence, qui représente une progression de 17%, provient de l’identification et de la suppression de doublons supplémentaires dans le système d’information et d’une renégociation des contrats avec les fournisseurs extérieurs plus avantageuse que prévu.

Revers de la médaille, les coûts d’intégration ont été revus à la hausse de 9% à 310 millions de dollars après impôts, répartis sur trois ans. Dans le détail, l’acquisition des filiales régionales d’Axa APH aura coûté 34 millions en commissions de conseil pour les banques d’affaires, 36 millions en frais d’intégration et 22 millions provenant de l’amortissement des immobilisations incorporelles de la cible.

Cette perspective a rassuré les marchés, qui n’ont pas tenu rigueur à AMP de la baisse de 18% de son bénéfice net au premier semestre, à 349 millions de dollars. Au deuxième trimestre, période à laquelle elles ont été intégrées aux comptes d’AMP, les ex-filiales d’Axa APH ont contribué à hauteur de 59 millions à son résultat opérationnel, qui atteint 403 millions de dollars. Une performance notamment liée, selon la direction, à la capacité commerciale accrue par le rapprochement. «Nous sommes très satisfaits de notre capacité à retenir les agents et les conseillers financiers d’Axa. A ce jour, environ 97% de la valeur de son réseau a été conservée», précise Craig Dunn.

Prudent quant à la conjoncture financière internationale, le directeur général s’est toutefois montré confiant grâce à un contexte national favorable: la proposition du gouvernement d’augmenter à 12% la contribution des employés au système de retraite par cotisation (superannuation) renforce encore l’intérêt du marché australien.

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