Allianz fait mieux que prévu en 2010
Allianz avait dit en novembre que son bénéfice d’exploitation annuel serait dans le haut d’une fourchette comprise entre 6,7 et 7,7 milliards d’euros. Hier le groupe a fait état d’un résultat opérationnel de 8,24 milliards d’euros, nettement supérieur aux attentes. Il en va de même du bénéfice net qui dépasse, à 5,2 milliards d’euros, les prévisions. Parallèlement le montant des primes encaissées atteint un niveau record de 106,5 milliards d’euros. «Allianz a bien géré ses risques et a émergé de la crise des années 2008 et 2009 en étant hautement rentable et plus fort financièrement», a expliqué son président Michael Diekmann.
Le groupe a donc décidé de relever son dividende de 40 centimes à 4,50 euros par action. A Francfort cette mesure a été mal accueillie, les titres d’Allianz perdant quelque 3%: les analystes avaient anticipé une hausse du dividende à cinq euros.
Allianz explique la hausse des résultats par la bonne performance de son segment IARD (incendies, accidents et risques divers) qui a contribué pour la moitié des bénéfices du groupe. Le résultat inclut certes un effet comptable et de change positif de 500 millions d’euros, mais Allianz est aussi parvenu à réduire le ratio combiné de ce segment à 97,2%. Au quatrième trimestre ce coefficient a même été réduit à 95%. L’objectif du groupe d’atteindre sur l’année un ratio combiné de 96,5% n’a pu être réalisé à cause de la multiplication des catastrophes naturelles, dont la tempête Xynthia de l’hiver dernier.
Le tremblement de terre en Nouvelle-Zélande et les inondations en Australie font craindre de nouvelles charges au cours du premier trimestre. C’est pourquoi Michael Diekmann s’affiche prudent pour les prévisions de l’année. Il a pour objectif de réaliser un bénéfice d’exploitation stable de l’ordre de 8 milliards d’euros, plus ou moins 500 millions d’euros en fonction des indemnisations pouvant venir des catastrophes naturelles.
Le groupe anticipe plus précisément un résultat d’exploitation de 4,2 à 4,8 milliards d’euros en 2011 dans l’IARD, de 2,2 à 2,8 milliards dans l’assurance vie/maladie et de 1,8 milliard à 2,2 milliards dans la gestion d’actifs. Profitant de la hausse des marchés financiers le résultat de cette dernière activité a d’ailleurs fait un bond de 50% l’an dernier. Le portefeuille sous gestion de l’assureur munichois s'élève désormais à 1.500 milliards d’euros.
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