Agrica monte en puissance en santé
Agrica creuse son sillon en santé. Le groupe de protection sociale complémentaire dédié au monde agricole a vu le chiffre d’affaires de cette activité progresser de 14,5% l’an dernier, à 526,3 millions d’euros. Une croissance qui repose sur la signature de nouveaux contrats et le développement d’accords collectifs. En prévision de l’ANI, qui généralisera la complémentaire santé à tous les salariés le 1er janvier 2016, Agrica se met en ordre de bataille.
«Nous allons nous appuyer sur les réseaux de Groupama et de Crédit Agricole Assurances pour distribuer les produits santé et prévoyance d’Agrica», indique François Gin, directeur général du groupe. «Ce partenariat est acté et nous avons d’ailleurs dû le mettre en œuvre plus rapidement que prévu», ajoute le dirigeant. Agrica a par ailleurs confié à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) le soin d’assurer la délégation de gestion en santé et prévoyance. Agrica est déjà partenaire du régime de protection sociale sur le volet retraite complémentaire, qui constitue la première source de revenus du groupe (2,11 milliards d’euros l’an dernier, un chiffre en hausse de 5,5%).
En revanche, Agrica a décidé de ne plus inscrire son développement dans le schéma de coopération Alliance Pro, qui associe d’autres organismes professionnels (Pro BTP, Lourmel, Audiens, B2V, IRP Auto) mais conservera un partenariat informatique. «Nous avons fait le choix de rester un groupe de référence dans la protection du monde agricole», explique François Gin. Le groupe Agrica défend sa particularité, alors que la population qu’il représente connaît une évolution favorable.
Le nombre de salariés agricoles a ainsi progressé de 4,5% l’an dernier pour atteindre 1,58 million de personnes. Agrica peut compter sur sa solidité financière, même si la baisse des taux obligataires a légèrement écorné la rentabilité l’an dernier (-3,2% à 204,8 millions d’euros). Les capitaux propres du groupe ont augmenté dans le même temps de 8,7% pour totaliser 770 millions d’euros. Le ratio de solvabilité, hors plus-values latentes, représente près de 3,6 fois l’exigence de marge réglementaire.
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