ABN Amro toujours en piste pour un retour en Bourse en 2014
L’année 2010 aura été rassurante sur le plan opérationnel pour ABN Amro. La banque néerlandaise, nationalisée en 2008, ne souhaite pas pour autant brûler les étapes. Le directeur général Gerrit Zalm a ainsi confirmé vendredi, à l’occasion de la publication des résultats annuels, le calendrier avancé par le ministre des finances fin janvier dernier. A savoir une privatisation en 2013, prélude à une introduction en Bourse, probablement l’année suivante. Le gouvernement avait alors précisé que ce calendrier dépendait de la capacité d’ABN Amro d’améliorer sa rentabilité dans les années à venir.
La banque, avec les activités de détail de Fortis aux Pays-Bas ainsi qu’une présence en banque privée au sein de treize pays, avec une attention particulière accordée à l’Asie, semble s’être engagée sur la bonne voie. Sur fond de retour à meilleure fortune de l’économie néerlandaise, selon Gerrit Zalm.
Les produits d’exploitation ont ainsi progressé l’an dernier de 10% pour s’élever à 7,66 milliards d’euros, avec une hausse sensible de 15% des revenus d’intérêts, à 4,90 milliards. ABN Amro précise notamment que le volume de crédits immobiliers est demeuré stable, avec des marges en progression. En parallèle, la hausse des charges a été limitée à 2% (5,33 milliards d’euros), grâce à la poursuite des efforts de rationalisation des effectifs (le nombre de salariés «équivalents temps-plein» a baissé en douze mois de 11% à 26.161). Le coefficient d’exploitation affiche dès lors une amélioration de 5 points, à 70%.
Sous l’impulsion d’une chute de moitié des dépréciations de créances (-47% à 837 millions d’euros), le résultat net courant a été multiplié par plus de sept, passant de 142 millions à 1,08 milliard d’euros. Ce résultat ne tient pas compte des coûts de la restructuration imposée sous la férule de Bruxelles, d’un montant de 1,49 milliard d’euros en 2010. Le directeur général a assuré que ces coûts vont diminuer sensiblement au cours des deux années à venir. Le résultat net publié est ainsi passé d’un bénéfice 2009 de 274 millions d’euros à une perte 2010 de 414 millions.
Gerrit Zalm a dans ce contexte estimé que le profil financier au 31 décembre dernier, marqué par un ratio tier one de 12,8%, constituait une «bonne position de départ» pour respecter les nouvelles exigences de Bâle III à compter de 2013.
Plus d'articles du même thème
-
Argan verdit son financement
La foncière cotée a émis une obligation de 500 millions d’euros assortie d’un coupon proche de 3,8 % et conforme à son tout nouveau cadre de financement vert. -
La start-up canadienne d'IA Cohere rachète l'allemande Aleph Alpha
Cette acquisition, annoncée vendredi 24 avril par les ministres allemand et canadien du numérique, est destinée à donner naissance à une entreprise visant à créer des systèmes d’IA «souverains», alternatifs à OpenAI et consorts. -
Le signal positif de Seb est reçu cinq sur cinq par les investisseurs
Après deux avertissements sur résultats en 2025, le spécialiste du petit électroménager domestique entame 2026 sur une note positive avec des ventes rassurantes au premier trimestre
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
Contenu de nos partenaires
-
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump -
Thomas Cazenave élu président de la Métropole
L’ancien ministre délégué chargé des Comptes publics a obtenu le soutien du PS pour son élection. « Les défis qui nous attendent sont très nombreux», a-t-il indiqué lors de son premier discours devant le conseil métropolitain