Hasard du calendrier, la MACSF (Mutuelle d’Assurance du Corps de Santé Français) a été citée dans deux opérations en janvier. Tikehau Capital, nouvelle société mère, d’abord : « La société d’investissement Tikehau Capital Partners (TCP) et sa filiale cotée Salvepar fusionnent, explique Roger Caniard, directeur financier de la MACSF. Nous sommes présents à leurs côtés depuis 2013 et notre participation reste stable à environ 15 %, avec les convertibles. Le groupe Tikehau pèse maintenant 1,3 milliard d’euros de fonds propres. » Comme Château Lascombes, la ligne est traitée en titres de participation (22 % de charge sous Solvabilité 2). Mais Roger Caniard suit de près le dossier. Son TRI (taux de rentabilité interne) ne doit guère excéder les 8 %, la MACSF ayant été sollicitée par BNP Paribas pour investir alors que Tikehau avait déjà une taille importante. « Nous sommes le troisième actionnaire de Tikehau Capital, souligne le directeur financier qui entend soutenir – au minimum cinq ans – le développement de la société. « Le dividende est d’au moins 3 % par an. Ce n’est pas extrêmement relutif au regard du taux net de frais de gestion (à 0,50 %) de notre principal contrat d’assurance-vie, 2,40 %, mais le niveau de risque est faible. » Convictions AM ensuite. L’entrée au capital de la MACSF, aux côtés de La Financière de l’Echiquier et du groupe La Française, n’est pas un investissement important, mais « toutes les conditions étaient réunies, remarque Roger Caniard. Nous avons toujours eu un œil sur la gestion d’actifs : nous étions dans La Française des Placements jusqu’à sa vente au Crédit Mutuel Nord Europe – et retrouvons aujourd’hui des membres fondateurs. Nous nous associons, à hauteur de 10 %, au retournement de Convictions AM qui n’a plus que 160 millions d’euros sous gestion. Si cela réussit, le TRI sera bien plus important que dans Tikehau. » Pour la mutuelle, qui compte plus de 950.000 sociétaires, l’objectif est d’aller chercher du rendement par la diversification. Ainsi, le non-coté représente environ 2,5 % de ses 21 milliards d’euros d’actifs. Le groupe, qui compte 71 % des médecins libéraux parmi ses sociétaires, a aussi investi dans les cliniques de Vivalto Santé – « avec des espoirs de rentabilité significatifs et dans le cadre d’un actionnariat médical très important », note le directeur financier. Pousser les unités de compte Le coté, lui, reste à hauteur de 6 %, mais « géré de manière de plus en plus dynamique depuis deux ou trois ans, toujours en interne. Compte tenu du niveau de l’OAT et de l’immobilisation en capital nécessaire pour générer un million d’euros de produits financiers, mieux vaut réaliser des plus-values sur les actions en immobilisant peu de capital : il n’y a pas d’intérêt à s’inscrire dans le long terme », prévient-il. Ainsi, la MACSF prend soin de son fonds euros dont le rendement est condamné à la baisse, mais auquel les Français restent attachés. Son objectif est de maintenir l’écart avec la moyenne du marché (1,95 %). Mais l’intérêt de tous les assureurs-vie est de pousser les unités de compte (UC). « Notre plan stratégique 2020 met l’accent sur les transferts Fourgous (transformer un contrat mono en multisupport avec l’antériorité fiscale, NDLR), rappelle Roger Caniard. En 2016, cela a représenté 822 millions d’euros. Si nous doublons ce montant cette année, ce serait un beau succès. » Dans le même temps, la MACSF a décidé de faire évoluer les profils et certains supports dans sa gamme. Outre le fonds euros et à côté du « profil libre » (un tiers des sociétaires), la mutuelle propose trois profils permanents : Sécurité (avec 20 % d’UC), Equilibré (50 %) et Dynamique (80 %). « Pour des clients prudents qui choisissent 80 % de fonds euros, on limite aussi les risques sur les 20 % restant avec nos nouveaux profils à faible volatilité », souligne Roger Caniard. Les deux autres profils sont ouverts au DWS top dividende (Deutsche Bank) : « Notre premier fonds actions en volumes, très performant sur le long terme et peu volatil », mais « pour réduire la volatilité, nous faisons également monter en puissance le JPM Global Income A (JPMorgan, NDLR), précise-t-il. Par ailleurs, nous proposons toujours le fonds Carmignac Patrimoine A mais, comme notre support Médi Emergents (Amundi), nous le réservons à une clientèle patrimoniale car il nécessite un conseil et un choix convaincu ». Mieux vaut prévenir que guérir.
L’américain Kraft Heinz a renoncé dimanche à racheter le néerlandais Unilever, regrettant que son porjet ait été éventé vendredi. Le géant anglo-néerlandais de la grande consommation avait repoussé cette offre de fusion à 143 milliards de dollars (134 milliards d’euros). Le groupe «rejette la proposition qui n’a aucun intérêt, qu’il soit financier ou stratégique, pour les actionnaires d’Unilever. Unilever ne voit pas de base pour de nouvelles discussions», déclarait-il dans un communiqué vendredi.
Un tribunal a invalidé la reconnaissance de l’union économique et sociale Covéa. Le groupe qui rassemble la GMF, MAAF et MMA se dit déterminé à poursuivre la construction de «l’entreprise unique ».
Le Parlement européen a demandé jeudi à la Commission européenne de définir des normes juridiques et éthiques applicables aux robots qui devraient de plus en plus remplacer les humains dans certaines de leurs tâches au cours des décennies à venir. Véhicules autonomes, drones, robots médicaux ou de soins à la personne, les domaines dans lesquels intervient l’intelligence artificielle se multiplient, souligne la résolution élaborée par la social-démocrate luxembourgeoise Mady Delvaux et adoptée par 396 voix contre 123 et 85 abstentions.
Mapfre Asset Management (Mapfre AM), la société de gestion de l’assureur espagnol Mapfre, a annoncé hier le lancement du fonds Good Governance, un nouveau véhicule qui combine investissement dans des titres « value » et bonne gouvernance d’entreprise, selon un communiqué. Ce lancement intervient alors que deux études académiques de l’Université de Sienne en Italie et de la Cranfield School of Management au Royaume-Uni ont démontré que les investissements dans des entreprises socialement responsables et disposant d’une bonne gouvernance sont plus rentables à long terme, précise la société de gestion.L’étude de l’Université de Sienne avance en effet que les entreprises arrivant en tête des classements en termes de bonne gouvernance affichent des meilleurs taux de rendement sur capitaux, dégagent des meilleurs bénéfices et une meilleure croissance des marges. La Cranfield School of Management arrive à une conclusion similaire après avoir analysé 357 entreprises non financières de 15 pays européens affichant une capitalisation boursière supérieure à 5 milliards d’euros. « Les entreprises ayant une bonne gouvernance et une qualité élevée de gestion ont un comportement boursier bien plus positif », juge l’étude. C’est dans ce contexte que Mapfre AM a décidé de lancer son fonds Good Governance, un nouveau véhicule qui sera disponible aux investisseurs à travers les plateformes d’Inversis et d’Allfunds. Ce nouveau fonds s’appuiera sur une nouvelle approche d’investissement socialement responsable et s’intégrera dans la sicav luxembourgeoise de la société de gestion espagnole. L’objectif sera de générer des rendements positifs sur le long terme pour les investisseurs.
La banque UBS France a été mise en examen pour harcèlement moral, les juges la soupçonnant d’avoir voulu faire pression sur un lanceur d’alerte à l’origine des révélations sur le système présumé de fraude fiscale dont elle est accusée, a appris mercredi l’AFP de sources concordantes. La banque, déjà poursuivie pour subornation de témoin dans cette affaire, a été mise en examen le 8 février de ce nouveau chef, a précisé une des sources.Cette décision des juges d’instruction «démontre la réalité de mes découvertes, les pressions que j’ai subies et leur conséquence depuis 2009 sur ma vie de tous les jours», a déclaré à l’AFP le lanceur d’alerte Nicolas Forissier. UBS France est également poursuivie depuis juillet pour harcèlement moral à l’encontre d’une ancienne cadre de la banque, la lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud.Cette nouvelle mise en examen intervient alors que le parquet national financier (PNF) a demandé en juin le renvoi en procès de la maison-mère suisse UBS AG et de sa filiale française, accusées d’avoir mis en place une fraude fiscale «systématique» au profit de contribuables français. Des négociations sont actuellement en cours entre la banque et le PNF afin d'étudier la possibilité de mettre en place une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), une nouvelle procédure qui permet à une entreprise poursuivie pour corruption et/ou blanchiment de fraude fiscale de négocier une amende, sans aller en procès ni plaider coupable. «Les discussions sont toujours en cours, mais à un stade qui reste encore informel», a indiqué mercredi soir à l’AFP une source proche du dossier.
Le groupe Crédit agricole a annoncé des résultats 2016 en hausse. Les encours en assurance vie progressent de 3,5% et le bancassureur gagne des clients en dommages.
Pour faire face à la complexification croissante de son métier, le DAF du futur devra s’imposer en manager d’hommes polyvalent et innovant, tout en conservant son rôle de technicien du chiffre.
Les actifs des régimes à cotisations définies augmentent deux fois plus vite que ceux des régimes à prestations définies depuis 2006, d'après une étude menée par Willis Towers Watson.
La montée en puissance des fonds indiciels cotés (ou ETF) suscite des interrogations voire de l’inquiétude au sein des régulateurs. Dans une étude de 32 pages réalisée sur le marché français, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé d’analyser les conséquences de l’envolée de ces produits d’investissements sur la liquidité et la stabilité des marchés. « Sous l’influence d’investisseurs à la recherche de rendements et de produits à faibles coûts, les marché des ETF a connu, ces quatre dernières années, un essor important dont témoigne une progression annuelle des encours mondiaux de 20% », observe le régulateur hexagonal. De fait, les ETF représentent désormais plus de 2.800 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit 7% des encours de la gestion collective mondiale. Un poids croissant qui n’est pas sans poser quelque problème. « Différents épisodes, tels que le décrochage des ETF américains ou l’impact de la fermeture des bourses grecques à l’été 2015, montrent toutefois que les risques associés sur la liquidité et la stabilité des marchés, notamment des sous-jacents, demeurent mal évalués », estime ainsi l’AMF. Dans son étude, qui intervient en parallèle des réflexions existantes au niveau international, le régulateur français souhaite donc apporter un éclairage sur ces questions, en analysant le marché français. Actuellement, le marché des ETF cotés sur Euronext Paris se compose de 477 fonds pour un encours sous gestion total de 103 milliards d’euros à fin 2016, en hausse de 66% par rapport à 2014. De prime abord, l’AMF se veut plutôt rassurant sur l’impact des ETF sur les marchés financiers. Ainsi, les résultats de l’étude montrent, en premier lieu, que « les mécanismes de court-circuits en vigueur sur Euronext Paris permettent de contenir le risque d’écartement massif entre le prix négocié de l’ETF et la valeur liquidative instantanée du panier sous-jacent », juge L’AMF. En outre, le régulateur estime que « les taux d’emprise des ETF sur le marché parisien ne semblent pas suffisants pour avoir seuls, en cas de retrait massif, un impact significatif sur leurs marchés sous-jacents ». Enfin, l’institution avance que « les mouvements de souscription / rachats de parts d’ETF semblent contra-cyliques, jouant ainsi davantage un rôle d’amortisseur que d’amplificateur des grands mouvements de cours ».Malgré ces constats plutôt rassurants pour l’industrie des ETF, l’AMF entend pourtant faire preuve de prudence. « Il convient néanmoins de demeurer vigilant si l’attrait pour ces produits se confirme notamment en période de marchés stressés », avance le régulateur. Et pour cause. « Durant ces périodes, les prix des parts des ETF sont susceptibles de connaître une importante décote et les effets de corrélation peuvent amplifier la volatilité sur les marchés sous-jacents », avertit L’AMF.
Dévoilé en mai 2016, le projet de fusion entre CCMO Mutuelle et Groupe Smiso Mutuelle des Cadres (GSMC) est abandonné. GSMC aurait mis un terme aux discussions en invoquant des « problèmes de gouvernance » quand bien même le projet en était encore au stade de consultation des instances représentatives du personnel. SI CCMO s’oriente aujourd’hui vers un partenariat avec Groupama, sans passer par la création d’une nouvelle structure juridique, GSMC n’a à ce jour pas annoncé de nouveau projet de rapprochement. GSMC avait quitté il y a quelques années le giron du groupe paritaire Humanis, rappelle-t-on. Selon la dernière édition du Top 30 des mutuelles de l’Argus de l’assurance, CCMO Mutuelle affichait un chiffre d’affaires de 107 millions d’euros (données 2015), se plaçant au 29 ème rang du classement. GMSC, qui n’a pas commuiqué ses résultats, n’indique sur son site que 109 millions d’euros de «prestations versées». Le projet de ces deux mutuelles de taille comparable se caractérisait notamment une grande complémentarité géographique. CCMO Mutuelle est basée à Beauvais et a une forte présence en Picardie ainsi qu’en région parisienne tandis que la lilloise GSMC couvre le Nord-Pas-de-Calais.
Jocelyn Waroux a succédé à Anne-Marie Cozien le 1er janvier 2017 en qualité de directeur général de MFP Services, union de mutuelles issues des fonctions publiques d’Etat, Territoriale et Hospitalière.
Dans le cadre du Questionnaire des Couronnes Instit Invest 2016, Cécile Gérard, directrice financière et technique du Groupe Prévoir détaille sa politique de gestion par le risque et détaille son allocation d'actifs. Au sein de celle-ci, les obligations convertibles ont fait leur entrée en 2015. Néanmoins, ce sont les actions et l'immobilier qui ont été favorisés au cours de l'exercice 2016.
Groupama rassemblera progressivement plus de 3 200 de ses collaborateurs à La Défense, sur un site entièrement rénové situé au pied du RER de Nanterre-Préfecture. Ce « Groupama Campus » s’organisera autour de plusieurs bâtiments, totalisant une surface d’environ 55 000 m2, dont Crystal Défense, West Park, Défense 456, MB2, des immeubles restructurés ou rénovés. Les premières équipes rejoindront le campus d’ici la fin de l’année 2017. « D’avantage qu’un simple déménagement, ce projet marque le point de départ d’une nouvelle dynamique de travail collaboratif pour le groupe Groupama. L’évolution des marchés, les nouvelles technologies et la mutation des modes de travail font tomber les silos traditionnels de l’entreprise et ouvrent les métiers les uns aux autres pour plus de créativité, de rapidité et d’agilité » explique Thierry Martel, directeur général de Groupama. Groupama Campus vise à répondre à ce challenge par le regroupement des équipes opérationnelles de Groupama SA et de sept de ses filiales franciliennes dont Gan Assurances et Groupama Gan Vie, sur un site commun, afin de créer des synergies et de renforcer leur efficacité collective. «Les immeubles entièrement rénovés du campus permettront non seulement d’entrer de plain-pied dans les méthodes agiles et ouvertes, mais aussi de proposer un cadre de vie innovant et propice au bien-être des salariés », avance la société dans un communiqué. Le siège social de Groupama n’est pas concerné par ce regroupement et demeure au 8-10 rue d’Astorg, dans le 8e arrondissement parisien.
Ageas France a lancé la carrière de Matthieu Lamy dans la finance de marché. Aujourd’hui responsable de la gestion financière (allocataire d’actif, responsable du middle-office) de la filiale française de l’assureur belge, il aime évoluer en équipe dans son travail comme dans ses loisirs.
After a mixed year in 2016, J.P. Morgan AM France is counting on ETFs to bring about a rebound in inflows and extend the range of product offerings to institutionals. In an interview with NewsManagers, Pietro Grassano, CEO of JP Morgan AM for France, also runs back through a busy first year of activity serving independent financial advisers.
Philippe Taillardat, qui codirige l'équipe gestion des investissements en infrastructures Europe de First State Investments, nous explique ce que l’investissement en infrastructures apporte en termes de rendements. Ce type d’actifs propose en outre une duration plus longue que la plupart des autres, - 10 ans voire davantage -, et une indexation à l’inflation attrayante dans l’environnement actuel. Philippe Taillardat a répondu à nos questions en amont du panel de la Journée nationale des investisseurs auquel il a participé le 8 décembre dernier, intitulé : « La concentration des portefeuilles institutionnels sur les actifs les plus liquides : peut-on parler d'exception française ? ».
La mise en œuvre de la nouvelle réglementation européenne sur l’information des produits d’épargne, dont l’assurance vie, souffre encore de nombreuses incertitudes. Mais assureurs et sociétés de gestion affinent déjà leurs stratégies.
Les groupes Harmonie, Istya et MGEN annoncent la mise en place de l’UMG à compter de septembre 2017. Thierry Beaudet sera candidat à sa présidence contrairement à ce qui était prévu dans le projet initial.
En 2016, le pôle gestion d’actifs de Natixis, qui a changé de direction (voir par ailleurs sur NewsManagers), a subi des rachats nets de 12 milliards d’euros, selon les résultats annuels de la banque. Cette décollecte a été principalement centrée sur les États-Unis, précise un communiqué. Ainsi, en Europe, le pôle de Natixis a affiché des souscriptions nettes de 7 milliards d’euros, dont 2,2 milliards d’euros sur le seul dernier trimestre. Cette décollecte intervient après trois années de collecte en hausse (33 milliards d’euros en 2015, 28 milliards d’euros en 2014 et 13 milliards d’euros en 2013). Mais Natixis note que les rachats se sont arrêtés au dernier trimestre. Malgré tout, grâce à des effets change et marché positifs, le groupe a vu ses encours sous gestion augmenter de 31 milliards d’euros sur l’année à 832 milliards d’euros fin 2016. La banque souligne aussi que ses marges ont augmenté depuis 2009 dans l’activité, de 22,5 points de base à 28,3 points de base. Elles reculent toutefois légèrement sur un an. Dans ce contexte, la gestion d’actifs de Natixis enregistre un produit net bancaire (PNB) de 2,547 milliards d’euros en 2016, en repli de 8 % par rapport aux 2,755 milliards d’euros en 2015. Le résultat d’exploitation est en baisse de 16 % à 717 millions d’euros et le résultat avant impôt recule aussi de 16 % à 725 millions d’euros. Dans la banque privée, le PNB recule de 6% sur un an à 136 millions d’euros.
Cette décollecte a été principalement centrée sur les États-Unis, précise un communiqué. Ainsi, en Europe, le pôle de Natixis a affiché des souscriptions nettes de 7 milliards d'euros, dont 2,2 milliards d'euros sur le seul dernier trimestre. Cette décollecte intervient après trois années de collecte en hausse (33 milliards d'euros en 2015, 28 milliards d'euros en 2014 et 13 milliards d'euros en 2013). Mais Natixis note que les rachats se sont arrêtés au dernier trimestre.
La montée à 100% du capital d’Antarius permet à la banque de la Défense de franchir le seuil des 110 milliards d’euros d’encours. Son activité d’assurances a enregistré un produit net bancaire en hausse de 7% en 2016.
Le parquet italien a ordonné le renvoi en procès de l’administrateur délégué du groupe pétrolier Eni, Claudio Descalzi, pour une affaire de corruption au Nigeria, rapporte ce mercredi Reuters de sources judiciaires. Dix autres personnes ont également été renvoyées en procès, dont Paolo Scaroni, ancien administrateur d’Eni, ainsi que les sociétés Eni et Royal Dutch Shell, ont précisé les sources. L’enquête porte sur l’acquisition du bloc offshore OPL-245 au Nigeria en 2011 par Eni et Royal Dutch Shell pour quelque 1,3 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros). L’instruction a été achevée en décembre.
Cobas Asset Management (Cobas AM), la société de gestion espagnole fondée par Francisco Garcia Paramés, a annoncé, ce 7 février, la nomination de Veronica Vieira en tant que responsable commerciale et directrice du développement pour la France. L’intéressée travaillera en collaboration avec Gema Martin Espinosa, directrice commerciale internationale de Cobas AM. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Veronica Vieira sera responsable du développement des activités de la société de gestion pour la France.Veronica Vieira a démarré sa carrière en tant qu’« equity sales » à Paris, Londres et Hamburg. Elle occupe ensuite, à partir de 2002, un poste chez CM-CIC Securities où elle débute sa relation professionnelle avec Francisco Garcia Paramés, alors directeur des investissements chez Bestinver. Par la suite, elle exerce des fonctions de spécialiste de la vente des actions européennes en tant que responsable du département zone ibérique pour Berenberg Bank, basée à Hambourg et à Londres. En 2011, elle devient responsable relations investisseurs France et responsable du développement France chez Bestinver. Elle quitte la société en septembre 2014 pour rejoindre la banque Neuflize OBC en tant que responsable de la distribution auprès de la clientèle tierce (« Head of Third Party Distribution »).Cette nomination intervient alors que Cobas AM a récemment obtenu le feu vert définitif du régulateur espagnol pour lancer son activité (Lire NewsManagers du lundi 6 février). Des formalités administratives sont également en cours afin d’établir quatre fonds de droit luxembourgeois destinés aux investisseurs internationaux.Trois semaines après son lancement, la société Cobas AM affiche environ 300 millions d’euros d’actifs sous gestion, a appris NewsManagers.
Le réassureur allemand va augmenter le coupon pour 2016 de 4,2% et pourrait annoncer en mars un nouveau plan de rachat d’actions de 1 milliard d’euros.
Entre octobre et décembre 2016, AG2R La Mondiale émettait des certificats mutualistes dans 6 territoires pilotes. En 2016, le groupe de protection sociale étend le dispositif au niveau national et vise entre 80 et 100M d’euros. La loi Hamon du 31 juillet 2014 a ouvert la possibilité aux groupes mutualistes et paritaires d’émettre des certificats mutualistes. Ces titres perpétuels ont notamment vocation à renforcer les fonds propres des groupes concernés. Entre octobre et décembre 2016, AG2R La Mondiale émettait ses premiers certificats dans 6 territoires pilotes (Bretagne Pays de la Loire, Centre Touraine, Lorraine Alsace, Midi-Pyrénées, Paris Centre et Grand Paris). Le groupe a ainsi collecté quelque 14,3M d’euros. Ces titres d’une valeur nominale de 10 euros s’adressent aux sociétaires de la Mondiale et de ses filiales, ainsi qu’aux adhérents et participants d’AG2R Réunica Prévoyance et assurés de sa filiale Prima. En 2017, le groupe de protection sociale souhaite élargir l’émission des certificats à l’ensemble du territoire et espère récolter entre 80 et 100M d’euros d’ici à la fin de l’année. Le 20 janvier dernier, La Mondiale avait par ailleurs placé une émission de dette subordonnée de 530M de dollars à échéance 2047. « L’émission de certificats mutualistes et l’émission de dette subordonnée sont, du fait de leurs caractéristiques respectives, des outils complémentaires permettant d’améliorer le ratio de solvabilité de Sgam AG2R La Mondiale et contribuant à la solidité financière du groupe », déclare André Renaudin, directeur général du groupe. Le fonctionnement des certificats Le montant minimum de souscription est fixé à 500 euros et ne pourra dépasser 15.000 euros par souscripteur, sauf dérogation (jusqu’à 100.000 euros). Leur rémunération est fixée tous les ans à l’occasion de l’Assemblée générale des résultats. Cette dernière peut décider d’affecter une partie du résultat distribuable à la rémunération des certificats. Les certificats mutualistes ne confèrent pas de droit de vote. Les rachats ne sont généralement possibles qu’une fois par an.