La blockchain progresse dans la connaissance client
R3 va annoncer la validation d’un test important mené avec des entreprises françaises et leurs banques. Un groupe de place se fédère sur le sujet.
Publié le
Frédérique Garrouste
Les banques et les entreprises mettent les bouchées doubles pour accroître la connaissance de leurs clients.
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Dans le vaste champ de la conformité, le sujet de la connaissance client occupe une place croissante. Les banques et les entreprises mettent les bouchées doubles pour rendre plus efficaces les vérifications sur l’identité de leurs clients. Parmi les initiatives bien avancées, celle du consortium R3 donne lieu à des résultats concrets. Depuis plus de deux ans, R3 prépare, avec une centaine de banques et plus de 200 partenaires de tous types, une solution d’échange de documents KYC (know your customer) avec la technologie blockchain Corda. Un prototype a pu être mis au point il y a quelques jours : pas moins de 14 entreprises françaises ont simulé un échange de documents KYC avec cinq banques françaises, la Société Générale, Natixis, BNP Paribas, le Crédit Agricole et RCI Banque.
L’expérimentation a permis à chaque entreprise de déployer un «nœud» de la blockchain sur le cloud, l’interface permettant de recevoir des demandes des banques et d’y répondre. L’expérience a été présentée lors d’un atelier aux journées de l’AFTE, le 14 novembre dernier. L’idée du projet R3 est de laisser la propriété des documents de la connaissance client à l’entreprise, celle-ci en permettant l’accès aux banques, en temps réel et dans des conditions de sécurité renforcée. Des applications dans le cadre d’un usage en conditions réelles sont prévues pour l’an prochain.
Côté acteurs financiers, un groupe de travail de place emmené par la Société Générale vise la mise en commun de la collecte des documents liés à l’obligation KYC. Il vient de tenir sa deuxième réunion et le nombre d’établissements participants s’élevait à une trentaine, les grands groupes bancaires et d’assurance français étant rejoints par des acteurs étrangers, comme la Qatar National Bank ainsi qu’une banque chinoise… «Nous sommes en contact avec de nombreuses banques à l’étranger ainsi que plusieurs agences et régulateurs nationaux et étrangers, beaucoup d’acteurs témoignant d’une forte volonté de coopération sur le sujet, indiquent Martial Chambounaud et Eric Le Roux, responsables du projet à la Société Générale. Dans l’immédiat, l’idée est toutefois de donner au projet un ancrage local, en France ou en Europe, pour démarrer.» A court terme, l’objectif est de créer un consortium avec un premier cercle d’acteurs motivés pour, dans les six mois, tracer les pistes d’une solution commune, en termes juridique, de ressources et de gouvernance.
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