Le montant moyen des commissions de M&A est en croissance
Tous les banquiers d’affaires le savent: les transactions les plus prestigieuses ne sont pas forcément les plus rémunératrices. Une étude du BCG sur les M&A publiée le mois dernier quantifie le phénomène (voir tableau). En moyenne, entre 2008 et 2010, les commissions versées aux banques conseils pour des transactions inférieures à 50 millions de dollars ont pu atteindre jusqu’à 4,8% du montant du deal, selon le cabinet de conseil en stratégie. A l’autre bout du spectre, les commissions sur les transactions supérieures à 10 milliards de dollars se montaient en moyenne à 51 millions, soit 0,2% de la transaction.
Sachant qu’un nombre croissant de banques est amené à se partager les mandats sur les deals emblématiques, le prix du service rendu n’est donc pas forcément à l’avantage des grandes opérations, très consommatrices en temps et en hommes. Selon le classement semestriel de L’Agefi, neuf conseils ont par exemple épaulé International Power et GDF Suez, tandis que le rachat des 44% de SFR par Vivendi a mobilisé huit banques.
Le montant des commissions de M&A versées dans le monde au premier semestre s’est élevé à 17,4 milliards de dollars, en hausse de 19% sur un an, selon Thomson Reuters. Le BCG remarque pour sa part que les banques ont réussi à faire pencher l’an dernier en leur faveur le rapport de force avec les clients. La commission standard s’est redressée de 0,27% du montant lors du creux de 2009 à 0,6% en 2010, au-dessus de la moyenne historique de 0,4%. «Bien que beaucoup de grandes maisons de conseil aient licencié des équipes entières durant la crise, celles qui ont survécu ont été capables d’encaisser des fees supérieures à la normale, remarque le cabinet. Elles ont utilisé le rebond des volumes de M&A pour recouvrer une partie des coûts subis en 2009».
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