PAI Partners réalise une belle plus-value sur Yoplait
PAI Partners est en passe de réaliser une belle plus-value sur sa participation dans Yoplait. Le conseil de Sodiaal, actionnaire de Yoplait aux côtés de PAI, a donné son accord jeudi sur la reprise de la participation du fonds par l’américain General Mills. Une source proche du dossier, qui a confirmé à L’Agefi cette information dévoilée par Le Figaro, précise que «rien n’a encore été signé». Les négociations exclusives devraient prochainement débuter.
«L’opération valorise la société à 1,6 milliard d’euros», ajoute même cette source. Acquise en 2002 pour un montant de 71 millions d’euros, la participation de 50% de PAI sera donc revendue à l’industriel américain pour 800 millions d’euros. «Depuis qu’il est actionnaire de Yoplait, PAI a investi près de 200 millions d’euros dans la société», précise la source. En intégrant ces investissements, PAI boucle ainsi une opération des plus rentables.
Alors que le directeur général de Yoplait, dans le cadre d’une interview à Reuters, estimait en novembre dernier que la valeur du groupe s’élevait à 1,5 milliard d’euros, la société a mis la main, en décembre, sur la société canadienne Liberté pour 175 millions de dollars canadiens (126 millions d’euros).
La reprise de Yoplait par General Mills serait réalisée sur la base d’un multiple de 12,6 fois l’Ebitda du groupe, qui s’élevait à 127 millions d’euros au titre de l’exercice fiscal 2009-2010 (clos fin juin). En 2002, l’Ebitda de Yoplait était inférieur à 50 millions d’euros.
Dans le cadre de cette reprise par General Mills, Yoplait est réorganisé en deux structures, une société opérationnelle et une société de marque (activité de franchise). General Mills est appelé à reprendre 50% de la société de marque et 51% de la société opérationnelle, 1% étant cédé par Sodiaal. Outre sa part de 50% dans Yoplait, PAI disposait d’une clause de management lui offrant le statut d’actionnaire décisionnaire.
General Mills semble avoir ainsi remporté la mise face aux derniers candidats en lice, parmi lesquels le mexicain Lala et le suisse Nestlé. «General Mills est un partenaire de Yoplait depuis une quarantaine d’années, la société vendant ses yaourts sous marque Yoplait aux Etats-Unis», explique une autre source proche du dossier. Cette opération «va permettre à Yoplait d’écrire une nouvelle page, marquée par son développement à l’international», conclut-elle.
Plus d'articles du même thème
-
Sodexo relève sa prévision de croissance annuelle après un bon trimestre
Entre mars et mai, le groupe a enregistré une hausse de ses ventes de 0,9% et il vise désormais une progression interne d'au moins 1,2% sur l'ensemble de son exercice décalé 2025-2026. -
DNCA Finance recrute un gérant de LBP AM pour muscler l’équipe d’Alpha Bonds
Guillaume Fradin va contribuer au développement de l'expertise obligataire de conviction de la société. -
Bouygues se renforce dans la construction aux Etats-Unis
Le conglomérat a annoncé l'acquisition de Vannoy Construction, une entreprise active dans le sud-est des Etats-Unis qui a enregistré un chiffre d'affaires de 873 millions d'euros l'an dernier.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- Le climat a trouvé sa mesure, la nature cherche encore son langage
- L'Eiopa mesure pour la première fois l'exposition des assureurs européens à la dette privée américaine
- HSG et Temasek entrent au capital de Golden Goose pour pousser son développement en Asie
Contenu de nos partenaires
-
CONFIANCEPourquoi il faut réconcilier résilience numérique et performance - par Benoît Darde
Le progrès européen ne se décrète pas. Les tensions géopolitiques forcent aujourd'hui une relecture de nos chaînes de valeur. L'Europe affronte le défi de son autonomie stratégique, coincée entre la rhétorique politique et la réalité des dépendances technologiques mondiales -
Bras de ferConsigne des bouteilles plastique : la guerre du bac jaune tourne au bourbier politique
Le gouvernement avance vite pour déployer la consigne pour recyclage à partir de début 2027. Mais les collectivités locales, les ONG et les recycleurs freinent en raison des incertitudes sur les impacts financiers et écologiques de cette vaste réforme. -
JackpotDepuis la levée des sanctions américaines, l'Iran exporte son pétrole à tour de bras
Téhéran vend massivement son or noir à la Chine avant que la fenêtre des 60 jours prévus par l'accord ne se referme