L’action Euler Hermes ouvre en forte hausse en Bourse après l’offre d’Allianz
L’action Euler Hermes a ouvert en forte hausse, lundi matin, en Bourse, l’assureur allemand Allianz ayant annoncé un projet d’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) sur les titres du leader français de l’assurance-crédit qu’il ne détient pas encore pour un total de quelque 1,85 milliard d’euros.
Peu avant 10H, le titre Euler Hermes progressait de 20,68% à 121,95 euros.
Le numéro un européen de l’assurance a précisé avoir déjà conclu le rachat de 11,34% du capital auprès de certains actionnaires pour un prix en numéraire de 122 euros par titre, portant sa part dans Euler Hermes à 74,3%.
Allianz entend lancer une offre de reprise sur le solde du capital, hors actions auto-détenues, à ce même prix de 122 euros, qui représente une prime de près de 21% sur le cours de clôture du 24 novembre.
«Augmenter la participation dans Euler Hermes est une étape logique d’Allianz dans sa volonté d’affecter des capitaux dans des activités stratégiques dégageant de solides performances opérationnelles et dans sa volonté de renforcer ses positions dans des marchés domestiques clef et, en particulier, dans l’assurance dommages», souligne le groupe allemand dans un communiqué.
La transaction aura un effet relutif d’un point de pourcentage sur le bénéfice par action d’Allianz dès qu’elle sera finalisée, poursuit l’assureur, notant qu’elle n’aurait aucune incidence sur son programme de rachat d’actions de deux milliards d’euros.
«Le conseil de surveillance de Euler Hermes s’est réuni le 26 novembre 2017 pour prendre connaissance du projet d’offre publique d’achat simplifiée» d’Allianz, précise de son côté le groupe français, ajoutant que son conseil avait «accueilli favorablement le principe d’une telle offre».
«Le conseil de surveillance se réunira à nouveau pour émettre un avis motivé sur le projet d’offre (...) cet avis pouvant intervenir dans les derniers jours de décembre 2017.»
Plus d'articles du même thème
-
Les réassureurs européens résistent encore aux tensions géopolitiques
Malgré les difficultés liées au taux de change et un environnement de marché plus concurrentiel, les réassureurs continuent de surperformer le marché. Depuis le début de l'année, le secteur s'est montré particulièrement résilient. Mais les renouvellements d’avril seront surveillés de près. -
L’Europe cherche les moyens de se couvrir contre les risques climatiques
Face à la montée des sinistres climatiques, les régulateurs poussent au déploiement d’un système de couverture spécifique à l’échelle européenne. L’objectif est de réduire le déficit de protection des pays de l’UE. Mais un régime de catastrophes naturelles à l’européenne est-il seulement possible ? -
Une nouvelle fusion se profile dans les jeux d’argent en Europe
Le britannique Evoke, maison mère de William Hill, a reçu une offre d’achat non engageante de son homologue grec Bally’s Intralot qui valorise sa cible 225 millions de livres.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- La faible volatilité des indices actions est une anomalie
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027