State Street Global Advisors signe un record de collecte au quatrième trimestre 2023
State Street Global Advisors, filiale de gestion d’actifs du groupe financier américain State Street, a engrangé des entrées nettes de 103 milliards de dollars au quatrième trimestre 2023, selon les résultats publiés par sa maison-mère vendredi 19 janvier. Il s’agit d’un record de collecte trimestriel pour la société de gestion, tiré par les ETF actions et obligataires (68 milliards de dollars) et le monétaire (29 milliards de dollars). Les fonds de long-terme ont, eux, attiré 6 milliards de dollars sur la période, majoritairement sur les fonds multi-actifs. Cette collecte trimestrielle représente plus de 82% de la collecte totale de la firme - 125 milliards de dollars – sur l’année 2023.
Au cours du dernier trimestre 2023, SSGA a en outre réalisé 230 milliards de dollars de gains sur les marchés et a bénéficié d’un effet de change positif de 22 milliards de dollars. Cela porte les encours sous gestion de SSGA à 4.128 milliards de dollars, en progression de 18,6% sur un an. Les actifs administrés et conservés par State Street ont augmenté de 14% sur un an à 41.810 milliards de dollars. Quelque 2.300 milliards de dollars supplémentaires seront administrés ou conservés dans les mois à venir, précise la firme.
A lire aussi : State Street Global Advisors nomme une nouvelle responsable pour la région EMEA
Dépenses de repositionnement
Le chiffre d’affaires de State Street pour le dernier trimestre 2023 s’est élevé à 3 milliards de dollars, affecté par un déclin de 14% du revenu net d’intérêts et d’un niveau de revenus tirés des frais inchangé par rapport à l’an dernier. Le résultat net de State Street dégringole de 71% sur un an glissant et de 50% sur le dernier trimestre 2023 à 210 millions de dollars.
Sur le plan technologique, State Street met en avant les quatre nouveaux mandats remportés durant les trois derniers mois de 2023 par sa plateforme d’asset servicing back-to-front State Street Alpha. Côté emplois, State Street n’a pas échappé, comme plusieurs gérants d’actifs, aux coupes dans ses effectifs puisque le groupe fait part de «dépenses de repositionnement» de 203 millions de dollars au quatrième trimestre 2023, dont 182 millions principalement liés à une rationalisation de sa force de travail et 21 millions pour l’optimisation des bureaux qu’il occupe.
Enfin, State Street a obtenu l’autorisation de racheter jusqu’à 5 milliards de dollars de ses actions sans date limite.
Plus d'articles du même thème
-
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments -
Oracle signe un trimestre record mais la facture de l'IA inquiète
Le spécialiste des logiciels a publié des résultats supérieurs aux attentes mais l'ampleur de ses dépenses dans l'intelligence artificielle inquiète les investisseurs qui sanctionnent l'action. -
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
Le groupe américain s’est associé au cabinet de recherche SemiAnalysis pour assurer le développement continu de l’indice.
A la Une
Interactive Brokers lance les ETF iShares sans commission
Contenu de nos partenaires
-
Patrick Bruel visé par deux nouvelles plaintes pour viol, tentative de viol et agressions sexuelles
Deux nouvelles plaintes visant Patrick Bruel ont été déposées, vendredi 12 juin, au tribunal judiciaire de Nanterre. Elles dénoncent des faits présumés de viol, tentative de viol et agressions sexuelles -
Question 12Revenus : quelles décisions prendre après 50 ans ?
Quand on franchit le cap des 50 ans, la gestion de patrimoine change. Il faut anticiper la transmission sans risquer de s'appauvrir au moment de la retraite tout en finançant une éventuelle dépendance -
Guerre au Moyen-Orient : malgré l’espoir d’un accord, les Etats-Unis affirment avoir abattu des drones iraniens
Les Etats-Unis disent avoir abattu, samedi 13 juin, plusieurs drones iraniens visant des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Cet incident survient alors que Washington, Téhéran et le Pakistan affichent leur optimisme sur un possible accord de paix