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Schroders lancera deux ETF actifs à la rentrée
Les ETF gérés activement représentent moins de 7 % de la collecte et 3 % des encours du marché européen des fonds cotés. Mais de moins en moins de gérants traditionnels, pas ou peu présents sur le marché des ETF indiciels, veulent prendre le risque de les ignorer. Robeco, Janus Henderson, Goldman Sachs AM ou plus récemment Nordea AM ont déjà sauté le pas ces derniers mois, bientôt rejoint par Schroders. Le gérant britannique aux 780 milliards de livres (940 milliards d’euros) d’encours s’apprête à coter, en septembre, ses deux premiers ETF. « Nous restons un gérant actif et nous pensons que la gestion active est de retour mais le véhicule pour la distribuer doit s’adapter aux évolutions des modes de consommation », indique à L’Agefi Yves Desjardins, directeur Europe de l’Ouest chez Schroders.
Concrètement, Schroders va dupliquer sous format coté deux stratégies systématiques existantes : l’une sur les actions internationales, l’autre sur les obligations corporate investment grade également sur un périmètre mondial. Il s’agit, comme pour la plupart des autres lancements d’ETF actifs, de gestions benchmarkées, capables de générer une légère surperformance – Schroders mise sur 1 % avant frais – tout en garantissant une faible tracking error – entre 1 et 1,5 %. « Comme il n’est pas possible de suspendre les souscriptions (« soft closing » ou « hard closing ») d’un ETF, ce format ne fonctionne pas pour des stratégies qui ont des problématiques de capacité d’investissement, telles que celles visant une forte génération d’alpha », prévient Benoît Leandri, responsable du développement commercial chez Schroders.
Le gérant britannique se veut pragmatique : ces ETF actifs viendront compléter les autres supports de distribution de ces stratégies quantitatives, dont les fonds traditionnels de droit luxembourgeois. « C’est une option supplémentaire pour les investisseurs, qui leur apporte de la transparence sur le portefeuille d’actifs, une facilité de souscription et de rachat, ainsi qu’une structure de coûts plus faible », énumère Benoît Leandri. Les frais de gestion de l’ETF action sont ainsi fixés à 25 points de base, à mi-chemin entre ceux des ETF indiciels (estimés autour de 15-20 bp en moyenne par Schroders) et ceux du fonds luxembourgeois (autour de 32 bp). Dernier atout, les ETF lancés sont de droit irlandais : ils bénéficient donc de la convention fiscale favorable qui lie Dublin aux Etats-Unis, réduisant la retenue à la source sur les dividendes d’actions américaines de 30 % à 15 %.
Ces deux véhicules sont les prémices d’une gamme entière pour l’asset manager britannique, qui a choisi de se doter d’une plateforme d’ETF en interne. Ils seront lancés chacun avec « plusieurs centaines de millions d’euros » de capital d’amorçage, en provenance notamment des gérants multi-asset et des équipes en charge des solutions wealth du groupe qui les utilisent en remplacement des ETF indiciels en cœur de portefeuille. Quatre places boursières ont été retenues pour la cotation : London Stock Exchange, Deutsche Börse, Borsa Italiana et Six.
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