Ofi Invest AM entre dans la course aux ETF actifs
Ofi Invest Asset Management se lance à son tour dans les ETF actifs. Deux premiers fonds cotés ouvrent le bal : Ofi Invest EMU Equity Active Ucits ETF et Ofi Invest US Equity Active Ucits ETF. Ces deux fonds actions, l’un sur l’Europe et l’autre sur les Etats-Unis, se présentent comme des produits « cœur de portefeuille ». Ils sont construits en respectant la méthodologie extra-financière maison et sont à ce titre classés article 8. Ils sont désormais cotés sur Euronext Paris.
A lire aussi: Eric Bertrand va prendre la direction générale d’Ofi Invest AM
Ces deux premiers ETF actifs constituent le début d’une gamme d’ETF Ucits appelée à grandir, mêlant stratégies cœur de portefeuille et stratégies thématiques. Cela marque « une étape stratégique dans sa capacité à répondre aux évolutions du marché et aux attentes des investisseurs », selon la filiale du groupe Ofi Invest. Les ETF pourront soit répliquer des stratégies existantes au sein de la société de gestion ou des stratégies nouvelles, comme c’est le cas pour les deux premiers produits.
Accessibilité
Pour ce projet ETF, une équipe dédiée à été créée. Elle réunit des fonctions métiers déjà présentes chez Ofi Invest AM et des fonctions métiers spécifiques, propres à ces produits. La société de gestion a fait le choix de créer, au sein des équipes de gestion OPC, un pôle Capital Market, qui assure la surveillance des partenaires externes et de l’activité globale ETF actifs. « Ce pôle a notamment pour rôle le suivi du marché primaire et du marché secondaire et la relation avec les parties prenantes externes, notamment les participants autorisés, les market makers et le valorisateur, afin de garantir la liquidité et la compétitivité des produits », explique un porte-parole d’Ofi Invest AM à L’Agefi.
A lire aussi: Jean-Pierre Grimaud : «Nous avons le savoir-faire pour réaliser d’autres opérations de croissance»
Pour distribuer les ETF, Ofi Invest AM mise sur les canaux digitalisés. Les produits seront notamment référencés auprès des principaux courtiers en ligne intervenant sur le marché français.
« Ofi Invest AM entend développer une gamme d’ETF actifs, avec une ambition claire : rendre accessibles nos stratégies d’investissement à de nouveaux investisseurs particuliers et professionnels qui souhaitent privilégier l’accessibilité, la liquidité et la transparence, propres à ce type de véhicule d’investissement (…) », commente Eric Bertrand, directeur général délégué, en charge des gestions d’Ofi Invest AM, dans un communiqué.
Plusieurs sociétés de gestion françaises se sont récemment lancées dans les ETF actifs, devenu un véhicule d’investissement incontournable. C’est notamment le cas de Oddo BHF Asset Management et Crédit Mutuel Asset Management. DNCA a aussi annoncé des projets dans ce sens.
Plus d'articles du même thème
-
AllianceBernstein lance ses trois premiers ETF actifs en Europe
Le gestionnaire d’actifs américain accélère son développement dans le secteur des ETF. -
Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
Le montant attribué à la directrice générale augmente de 12% sur un an mais reste très en dessous de celui de ses pairs en Europe. -
Meilleurtaux propose une nouvelle offre de gestion sous mandat 100 % ETF avec Suravenir
Accessible en unités de compte dans des contrats d'assurance-vie, cette offre s'appuie sur les allocations du géant américain BlackRock.
A la Une
State Street IM et PIF dévoilent un ETF actif sur les actions saoudiennes
Contenu de nos partenaires
-
Polymarket : un soldat américain poursuivi pour avoir parié sur la chute de Maduro
Le soldat Gannon Ken Van Dyke est accusé d’avoir détourné des informations confidentielles pour parier sur l’intervention américaine au Venezuela sur le site Polymarket. Il aurait gagné 400 000 dollars -
PatrimoineLes astuces à connaître pour bien remplir votre déclaration de revenus
Cette année, les déclarations de revenus doivent être envoyées avant le 5 juin au plus tard et elles contiennent quelques nouveautés. Pour les contribuables relevant de la déclaration simplifiée, l’exercice n’en est presque plus un. S’ils sont d’accord avec les montants préremplis, il n'y a quasiment rien à faire. Pour ceux qui ont des comptes à l’étranger, ont investi dans l’immobilier locatif ou ont des enfants étudiants ou majeurs vivant avec eux, voici comment remplir les bonnes cases et comprendre ce qui change. -
Trump annonce une prolongation de trois semaines de la trêve au Liban
Washington - Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, au moment où les efforts pour arriver à un accord avec l’Iran sont pour leur part au point mort. «Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social à l’issue d’une nouvelle réunion entre des représentants des deux pays à Washington. En vigueur depuis le 17 avril, la trêve qui devait initialement s’achever dimanche a offert un certain répit à la population libanaise, dans un conflit qui a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars. Donald Trump a assuré que les Etats-Unis «vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah». L’organisation chiite, qui a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, a rejeté ces pourparlers et poursuit ses opérations dans le sud du Liban, où Israël entend créer une zone tampon au prix de destructions de villages et de bombardements, qui ont tué mercredi deux journalistes libanaises. Le Hezbollah a lui annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux «violations» du cessez-le-feu par l’armée israélienne. «Tout le temps du monde " Malgré tout, M. Trump a dit s’attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent «dans les semaines à venir». Le président libanais, qui a jusqu'à présent écarté la perspective d’une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d’Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie Hussein ben Abdallah. Les Vingt-Sept ont fait savoir qu’ils entendaient évoquer «la situation au Liban et les pourparlers entre Israël et le Liban» et entretenir un «dialogue intensif» avec les Etats de la région. Près de deux mois après son déclenchement le 28 février par Israël et les Etats-Unis, la guerre contre l’Iran continue de peser sur les marchés de l'énergie et sur l'économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril. Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Vendredi matin, les cours du pétrole ont encore progressé en Asie, avec le WTI à plus de 97 dollars et le Brent de la mer du Nord à près de 107 dollars. Donald Trump a assuré que le temps jouait contre Téhéran à mesure que se réduisent ses exportations de pétrole. «J’ai tout le temps du monde, mais ce n’est pas le cas de l’Iran», a-t-il écrit jeudi sur Truth Social. Troisième porte-avions Washington maintient une pression militaire, avec l’arrivée dans la région d’un troisième porte-avions, le George HW Bush. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a dit n’attendre que le feu vert des Etats-Unis pour reprendre les frappes. Donald Trump a cependant assuré ne pas avoir l’intention d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Iran, dont il avait menacé début avril d’"éteindre» la civilisation. «Pourquoi utiliserais-je l’arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?», a-t-il déclaré en réponse à une question de journaliste à la Maison Blanche. Une première session de discussions irano-américaines au Pakistan le 11 avril s'était soldée par un échec. M. Trump a avancé des «divisions» au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die d’un second round qui avait été prévu cette semaine. En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d’unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux «un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin». Alors que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei n’est pas apparu publiquement depuis qu’il a succédé à son père Ali Khamenei -- tué aux premières heures de la guerre -- le New York Times a affirmé jeudi, citant des responsables iraniens sous couvert d’anonymat, qu’il avait été «grièvement blessé», notamment brûlé au visage, mais restait «vif d’esprit et actif». Les bureaux de l’AFP à Washington, Beyrouth, Jérusalem et Téhéran © Agence France-Presse