Les ETP sur les matières premières creusent leurs pertes
Les produits indexés sur l’or, qui représentent les trois-quarts de la catégorie, cumulent désormais plus de 9 milliards d’euros de sorties depuis le début d’année. Seul le cuivre se distingue.
La course aux rendements qui guide les investisseurs en ETF depuis le début de l’année fait une victime : les produits indiciels cotés adossés aux matières premières. Selon les données de Trackinsight, ces derniers ont essuyé 1,2 milliard d’euros de sorties la seule semaine dernière. Un trou d’air qui porte à 7,9 milliards la décollecte de cette classe d’actifs depuis le début d’année, pour un encours d’un peu plus de 100 milliards.
Ce sont en particulier les métaux précieux qui pénalisent la catégorie, au premier rang desquels l’or, qui, contrairement aux obligations, n’offre aucun revenu régulier aux investisseurs. Ceux-ci ont donc retiré 719 millions d’euros des ETP sur le métal jaune la semaine dernière et près de 9,5 milliards depuis janvier, malgré une performance en valeur de marché de près de 10%. L’argent souffre de la même défiance, avec 353 millions d’euros de flux négatifs depuis le début d’année.
Seul le cuivre semble tirer son épingle du jeu : ce segment de niche (1,2 milliard d’euros d’encours) a vu affluer 790 millions d’euros d’investissements en 2023, profitant de son statut de métal stratégique pour la transition énergétique.
En dehors des matières premières, la semaine dernière a été marquée par une collecte dynamique des ETF actions (2,4 milliards), confirmant l’élan du mois de novembre. Les ETF obligataires, en revanche, marquent le pas puisqu’ils n’ont réussi à attirer que 243 millions d’euros. Ce sont avant tout les sous-jacents en dettes d’entreprises bien notées qui ont séduit, avec 1,8 milliard de flux positifs.
L’indice des prix alimentaires de la FAO montre une augmentation de tous les produits, qu’ils soient d’origine végétale ou animale. En cause : les aléas météorologiques et les blocages dus aux tensions géopolitiques, qui n’ont pas de raison de s’estomper.
Le spécialiste britannique du capital-investissement spatial étend son expertise privée aux marchés cotés avec le lancement du Seraphim New Space UCITS ETF, développé en partenariat avec la plateforme HANetf.
3 septembre 2026 à 7:12 AM
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Vincent Barret
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