Elle affiche au compteur la plus importante hausse d’encours de ses ETF de ces quatre dernières années en Europe. La plateforme ETF (Exchange traded funds) de HSBC AM n’arrête plus son ascension dans le paysage européen de la gestion cotée. Alors que le marché des fonds listés y a doublé depuis fin 2019, le fournisseur d’ETF revendique, dans le cadre d’un point presse tenu ce 25 mars, avoir quadruplé ses encours pour passer de 9 à 37 milliards de dollars. Il parvient à peser 2 % de l’industrie et se glisse dans le top 10 des acteurs les plus importants, juste devant BNP Paribas dont les actifs sous gestion rassemblés par ses fonds listés pèsent 28 milliards de dollars (source : HSBC AM – au 18 mars 2024) et derrière Invesco qui affiche 72 milliards de dollars sur sa gamme ETF et se place en septième position. « Nous étions il y a encore quatre ans, en douzième position », se réjouit Olga De Tapia, responsable ETF pour le groupe.
Techno indienne
La filiale du britannique HSBC a su innover dans un secteur entre les mains des mastodontes américains comme iShares. En 2015, elle lançait son premier ETF géré activement (HSBC Multi Factor WW Equity ETF) - alors que le marché européen en comptait une poignée à peine-, a mis le cap sur le marché asiatique, les pays d’Amérique latine et le Moyen Orient et créé depuis l’Irlande « une structure qui permet de lancer sur un portefeuille au choix une part non cotée ou une part ETF. Nous sommes à ce jour, les premiers à avoir mis en place cette solution depuis l’Irlande » poursuit la dirigeante.
Aujourd’hui HSBC AM indique compléter sa gamme d’ETF thématiques avec le lancement d’un nouveau véhicule coté exposé à l’univers de la technologie, l’ETF HSBC S&P India Tech.
Son objectif est de capter la croissance de l’Inde, en passe de devenir l’une des populations les plus importantes au monde, dépassant celle de la Chine et, fait important, dont la productivité devrait croître à mesure que la population indienne en âge de travailler continuera d’augmenter jusqu’en 2050. « L'économie indienne devrait progresser de 6,3 %au cours des exercices 2023/24 et 2024/25, ce qui en fait l’une des économies à la croissance la plus rapide », expose Olga De Tapia.
Cet ETF s’appuie sur l’indice India BMI de S&P qui suit les secteurs liés à la technologie (robotique et automatisation, finance numérique, énergie propre…). Sa méthodologie adopte la taxonomie « Revere Business Industry Classification System » (RBICS) de FactSet pour identifier les entreprises et fournir aux investisseurs une exposition aux sociétés technologiques du marché indien, en décomposant la manière dont leurs revenus sont générés selon leurs activités commerciales. Pour le gestionnaire, contrairement aux classifications sectorielles traditionnelles telles que le GICS, cette approche basée sur les revenus permet d’identifier les entreprises technologiques de différents secteurs.
Le gestionnaire d’actifs britannique annonce que sa gamme d’ETF actifs Ucits s’élève désormais à plus de 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
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