La collecte des ETF européens reste inférieure à 10 milliards d'euros en mars
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Une ombre au tableau. Dans sa dernière synthèse mensuelle des flux des ETF et ETC européens, Morningstar pointe des flux de collecte, certes positifs, mais cinq fois moins élevés d’un mois sur l’autre. Les véhicules cotés enregistrent en effet 9,4 milliards d’euros de flux nets en mars 2026, en forte baisse par rapport aux 45,4 milliards d’euros de février et aux 46,8 milliards d’euros de janvier. Mais malgré ce mois de mars plus faible, les flux du premier trimestre atteignent un niveau record de 101,7 milliards d’euros.
« Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient se sont intensifiées et que la volatilité des marchés a augmenté, les investisseurs sont devenus plus prudents, réduisant leur exposition globale aux actions et aux obligations, a commenté Jose Garcia-Zarate, senior principal chez Morningstar. Nous avons observé un intérêt sélectif pour certains segments comme l’énergie, mais dans l’ensemble, les investisseurs sont restés en retrait, privilégiant la liquidité et la flexibilité plutôt que de prendre des positions directionnelles importantes ».
Sans grande surprise, la demande en actions se tasse. Les ETF actions ont collecté 8,8 milliards d’euros, en forte baisse par rapport aux quasiment 40 milliards d’euros engrangés en février. Quant aux stratégies obligataires, les flux sont passés en territoire négatif. Les ETF et ETP obligataires ont enregistré 2,4 milliards d’euros de sorties, les craintes de récession et d’inflation pesant sur le crédit et la dette des marchés émergents.
Les ventes d’or se poursuivent : les ETC sur métaux précieux, principalement l’or, ont subi 900 millions d’euros de retraits supplémentaires au cours du mois. A l’inverse, bouffée d’oxygène dans un marché sous pression, les investisseurs restent attirés par le secteur de l’énergie : les ETF actions du secteur ayant collecté 1,7 milliard d’euros en mars.
Après avoir passé 14 ans chez BlackRock, Andrew Brickman va piloter l’activité ETF dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique pour le gestionnaire d’actifs basé à Baltimore.
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