Axa IM met un pied dans le segment des ETF obligataires
Un quatrième véhicule vient enrichir la gamme d’ETF qu’Axa IM a lancée en septembre dernier : après un produit indiciel répliquant le Nasdaq et deux thématiques actions (climat et biodiversité), le gérant français annonce ce matin la cotation à Francfort d’un ETF obligataire dédié à la dette des entreprises de catégorie investment grade émise en euros. L’ETF Axa IM Euro Credit PAB Ucits (ticker AIPE) se conforme en outre aux exigences du standard réglementaire européen des indices climatiques alignés à l’accord de Paris («Paris-aligned benchmark»).
Son autre spécificité est d’être géré activement, tout comme le sont déjà les deux ETF actions thématiques. Une première pour ce type d’exposition, selon le gérant. «Nous nous appuyons sur l’analyse fondamentale développée par Axa IM dans l’obligataire, mais tout en conservant un écart de suivi faible, à savoir environ 1%, par rapport à l’indice de référence, le ICE BofA Euro Credit PAB, signale Olivier Paquier, Global Head of ETF Sales chez Axa IM. C’est une exposition pour le cœur de portefeuille, avec la transparence quotidienne et l’efficacité en termes de coûts propres aux ETF.» Ses frais de gestion totaux s’élèvent à 20 points de base.
A lire aussi : Olivier Paquier : « La transparence est un atout majeur des ETF et il faut la conserver »
Il comporte entre 250 et 300 lignes d’investissement, sélectionnées à l’issue d’une double approche : celle, plutôt «top down» des spécialistes de l’analyse fixed income d’Axa IM, et celle, plutôt «bottom up» des spécialistes de la construction de portefeuille, optimisée pour l’enveloppe ETF. «Le fait d’avoir une approche active permet de pallier certaines inefficiences des indices obligataires et d’être plus réactifs face au risque de défaut», ajoute Olivier Paquier.
Près d’un an après son lancement, l’activité d’ETF d’Axa IM pèse un peu plus de 1,1 milliard d’euros d’encours selon les données de Trackinsight.
A lire aussi : Les flux mondiaux des ETF obligations font jeu égal avec les ETF actions
Plus d'articles du même thème
-
«Le portage constitue une source importante de performance sur le crédit»
Thomas Brulat Aulan, directeur de la gestion taux actifs listés chez Sienna -
«Au sein de l’Europe continentale, nous privilégions notamment les actions allemandes»
Matthieu Barrière, responsable de l’allocation d’actifs chez ODDO BHF AM. -
Les acheteurs de dette française attendent beaucoup du prochain quinquennat
Pour Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, la croissance de la France restera trop faible pour envisager une réduction rapide du déficit public. En revanche, les investisseurs attendent une clarification des orientations politiques du pays pour acheter davantage de dette.
A la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Dilemme du prisonnierCensurer Lecornu en laissant Marine Le Pen sauver le budget : les calculs risqués des députés PS
Dès lors que la candidate du RN dit préférer un « budget imparfait » au chaos qu’entraînerait la chute du gouvernement, les socialistes n’ont plus aucune raison d’endosser des mesures d’économie, forcément impopulaires, a fortiori dans un contexte de primaire -
Bertrand Martinot : « Un retour aux 39 heures serait tout aussi absurde que les 35 heures »
Selon une note de l'économiste pour la Fondapol, un alignement du temps de travail des Français sur celui des Allemands générerait 110 milliards d’euros de PIB supplémentaire -
Comptes publicsLa réponse à la « crise » du pouvoir d’achat est dans la croissance
La France paie les erreurs des politiques économiques depuis 30 ans. La faiblesse de la croissance ne permet pas une hausse des salaires suffisante pour soutenir le pouvoir d'achat